Alors que le premier ministre Mark Carney se prépare à effectuer une visite officielle en République populaire de Chine, le Parti vert du Canada se joint à Human Rights Watch pour demander au gouvernement fédéral de placer les droits de la personne au cœur de l’engagement du Canada.

Dans une déclaration publiée cette semaine, Human Rights Watch a averti que la répression en Chine s’est intensifiée ces dernières années, notamment par la persécution des défenseur·e·s des droits de la personne, le démantèlement des libertés à Hong Kong, le recours au travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement mondiales et le ciblage de critiques à l’étranger, y compris au Canada.

« Le Parti vert du Canada se joint à Human Rights Watch pour exhorter le Canada à dénoncer directement et publiquement l’intensification de la répression en Chine », a déclaré Elizabeth May, cheffe du Parti vert du Canada. « L’engagement avec la Chine est nécessaire, notamment pour faire face à la crise climatique, mais il ne doit pas se faire au prix de l’abandon des droits de la personne. »

Le Bureau du premier ministre a présenté la visite principalement sous l’angle de la résilience économique, de la diversification des échanges et de la coopération en matière de sécurité. Les droits de la personne étaient notamment absents du message public du gouvernement, une préoccupation soulevée par Human Rights Watch.

« Human Rights Watch a raison de prévenir que le silence sur les droits de la personne affaiblit la crédibilité du Canada », a poursuivi Mme May. « Le Canada ne renforce pas sa position sur la scène internationale en reléguant les droits de la personne au second plan au profit du commerce ou de l’investissement. »

Human Rights Watch a documenté des preuves indiquant que le travail forcé impliquant des Ouïghours et d’autres musulmans turciques demeure lié aux chaînes d’approvisionnement mondiales, y compris dans des secteurs pertinents pour le marché canadien. La loi canadienne interdit l’importation de biens produits par le travail forcé, une responsabilité que Human Rights Watch exhorte le Canada à appliquer de manière plus rigoureuse.

« Nous partageons l’avis de Human Rights Watch selon lequel le Canada a une obligation à la fois légale et morale de s’assurer que notre économie n’est pas complice du travail forcé ou d’autres violations graves », a déclaré Mme May. « Cette obligation ne disparaît pas parce qu’un partenaire commercial est puissant ou économiquement important. »

Les Verts soulignent également les préoccupations croissantes liées à la répression transnationale, par laquelle des gouvernements ciblent des communautés de la diaspora et des critiques à l’étranger.

« Comme Human Rights Watch l’a clairement indiqué, les Canadiennes et Canadiens doivent pouvoir s’exprimer librement sans craindre l’intimidation de gouvernements étrangers », a affirmé Mme May. « Protéger ces droits ici exige de dénoncer les abus à l’étranger. »

Le Parti vert insiste sur le fait que soulever les préoccupations en matière de droits de la personne ne signifie pas rompre les relations diplomatiques.

« Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles le Canada doit poursuivre le dialogue avec la Chine, notamment l’urgence d’une coopération mondiale en matière d’action climatique », a déclaré Mme May. « Mais comme l’a souligné Human Rights Watch, le leadership climatique et le leadership en matière de droits de la personne doivent aller de pair. L’un ne peut être échangé contre l’autre. »

Le Parti vert du Canada demande au premier ministre de soulever publiquement les préoccupations liées à la répression politique, au travail forcé, aux attaques contre la société civile et à l’intimidation transnationale lors de ses rencontres en Chine.

« La voix du Canada compte », a conclu Mme May. « Nous devons l’utiliser clairement, de façon cohérente et sans compromis pour défendre les droits de la personne partout où ils sont menacés. »

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