Le Parti vert du Canada salue les scientifiques fédéraux qui dénoncent une grave erreur commise par des compressions téméraires. La cheffe du Parti vert, Elizabeth May, a remis au premier ministre une lettre du spécialiste des diptères, le Dr Art Borkent, demandant l’annulation urgente de décisions qui démantèlent des capacités scientifiques essentielles, à commencer par la suppression de l’Unité des diptères (mouches) de la Collection nationale canadienne d’insectes, d’arachnides et de nématodes.
Les Verts soulignent qu’une pétition mondiale, signée par 495 scientifiques représentant des institutions de 47 pays, et appuyée officiellement par des sociétés entomologiques de huit pays, avertit que l’élimination de cette unité est « une erreur qui doit être corrigée ».
« Quand le gouvernement coupe en science, il coupe la capacité du Canada à prévenir les dommages, à répondre aux urgences et à protéger la santé publique », a déclaré Elizabeth May, cheffe du Parti vert du Canada. « En période de dérèglement climatique et de perte de biodiversité, nous devons renforcer la science publique, pas la démanteler. »
Les scientifiques rappellent que la Collection nationale canadienne comprend plus de 18 millions de spécimens, datant du début des années 1900 à aujourd’hui, et qu’elle soutient le suivi de la biodiversité ainsi que les travaux d’identification dont on dépend au Canada et à l’international.
Le Parti vert s’inquiète de plus en plus de la tendance plus générale aux compressions dans les services publics. Des milliers d’avis de réaménagement des effectifs ont été transmis à des travailleuses et travailleurs de la fonction publique, et des syndicats ont averti que les ministères à vocation scientifique sont touchés de manière à affaiblir la capacité du Canada à protéger les personnes et les écosystèmes.
« Ces décisions ne sont pas de simples lignes dans un tableur », a ajouté Mme May. « Il s’agit de savoir si le Canada conservera l’expertise nécessaire pour repérer tôt les risques d’effondrement de la biodiversité, d’espèces envahissantes, de vecteurs de maladies ou d’urgences environnementales, et pour agir à temps. »
Les Verts préviennent que ces suppressions s’inscrivent dans une tendance plus large de décisions qui affaiblissent la capacité publique et exposent la population canadienne à mesure que la crise climatique s’aggrave. En janvier, le Parti vert a réclamé des explications urgentes après des informations selon lesquelles le programme du Plan intégré d’intervention en milieu marin de Pêches et Océans Canada, qui fournit une capacité opérationnelle essentielle d’intervention en cas de déversement de pétrole, était aboli. Le parti a averti que cela rendrait le Canada « pratiquement absent » de la réponse à la pollution marine.
Le Parti vert du Canada se tient aux côtés des scientifiques, du personnel des collections et des personnes qui appuient la pétition mondiale, et soutient leur appel à renverser la décision d’éliminer l’Unité des diptères. Le parti exhorte le gouvernement fédéral à suspendre immédiatement ces suppressions et à revenir sur des compressions qui affaiblissent la capacité scientifique et la capacité de la fonction publique du Canada. Il demande également une responsabilité publique et claire de la part du premier ministre sur la manière dont le gouvernement entend assumer ses responsabilités en matière de protection de la biodiversité, de l’agriculture, de la biosécurité et de la santé publique.
— 30 —
Pour les demandes médiatiques ou pour organiser une entrevue : media@greenparty.ca