La cheffe du Parti vert, Elizabeth May, commente sur la récente session parlementaire

La cheffe du Parti vert, Elizabeth May, commente sur la récente session parlementaire

(OTTAWA)--« Alors que les prochaines élections fédérales avancent à grands pas, nous avons perdu la plupart de nos illusions à l'égard du gouvernement Trudeau. Même s’il est difficile d'accomplir quoi que ce soit en présence de ce président américain imprévisible qui s’efforce de semer la discorde dans les démocraties parlementaires, le respect des engagements envers les Canadiens doit rester une priorité », a dit Elizabeth May, cheffe du Parti vert du Canada et députée de Saanich-Gulf Islands.

« Le fait d’investir des milliards de dollars de fonds publics dans le pipeline Trans Mountain, un ouvrage réalisé il y a 65 ans, constitue une erreur historique. Elle engage le gouvernement à financer encore davantage l’industrie des carburants fossiles au lieu de favoriser une transition vers les énergies propres. Le gouvernement canadien n’a pas nationalisé ce type de projet depuis la fin des années 1960. Ça avait été une énorme perte d'argent à l'époque et ça sera le cas encore aujourd’hui. Alors que Kinder Morgan est heureuse de s'en mettre plein les poches, les Canadiens resteront pris avec un investissement sans avenir et potentiellement responsable de déversements de bitume dilué pouvant contaminer les 800 cours d'eau que le pipeline traverse entre la frontière albertaine et la ville de Burnaby, en Colombie-Britannique, ou même polluer le Pacifique, une catastrophe dont il n’est pas possible de se remettre entièrement, selon les scientifiques. Le ministre des Finances Bill Morneau affirme que l'agrandissement de Trans Mountain découle du processus d’approbation le plus rigoureux de l’histoire canadienne. Mais l'éviscération du processus d'examen environnemental par Stephen Harper, l'inexpérience de l'ONÉ en matière d'examen environnemental et le délai limité qui lui a été imposé ont mené à l’un pires examens d’un projet majeur jamais réalisé par le gouvernement fédéral. »

« Quand Justin Trudeau est devenu premier ministre et Catherine McKenna nommée ministre de l'Environnement, en 2015, je croyais sincèrement que le Canada raviverait sa politique environnementale et deviendrait un chef de file en matière de lutte aux changements climatiques. La signature de l’Accord de Paris a constitué un bon départ et les négociations avec les provinces sur la taxe sur le carbone ont également suggéré un engagement ferme du gouvernement. Mais l’abandon de la promesse de hausser la cible de réduction des émissions a fait passer celle établie par le gouvernement Harper de « plancher », comme l'avait décrite Catherine McKenna, à une cible plafond. Le gouvernement n’a pas encore réussi à établir un plan de tarification du carbone avec les provinces et n’a pas tenu sa promesse d’éliminer les subventions à l'industrie des carburants fossiles. Et il n’y a pas de plan climatique pour faire notre juste part et aider à atteindre les cibles de l’Accord de Paris. Au lieu d'investir dans la lutte aux changements climatiques, le gouvernement dépense des milliards en augmentant les risques pour l'environnement. »

« Le projet de loi omnibus C-69, qui a mené entre autres à la Loi sur l’évaluation d’impact, a concentré les incapacités et les ratés du gouvernement Trudeau. C’est comme si le gouvernement Harper avait creusé un trou si profond qu'on ne peut plus en sortir. Avant Stephen Harper, Ottawa évaluait régulièrement la conformité environnementale de plus de 4000 projets annuellement. En vertu du projet C-69, le Canada n'examinera plus qu’une poignée de projets annuellement, et seulement les « projets majeurs », comme le répète sans cesse Catherine McKenna. Mais que ferons-nous des nombreux petits projets pouvant causer des torts considérables à l’environnement? Nous avons placé la barre à un niveau dangereusement bas en ce qui concerne les normes environnementales nécessaires à la survie de notre planète. »

« Le Parti vert joue son rôle de critique de manière déterminée, mais juste, et participe aux travaux parlementaires avec collégialité. C’est dans cet esprit que j’ai proposé 378 modifications visant 17 projets de loi au cours de la dernière session. Certaines d'entre elles ont été adoptées et ont permis des améliorations importantes à la Loi sur les pêches, aux lois touchant le contrôle des armes à feu, à la Loi sur l’évaluation d’impact, à la Loi sur les océans et à la Loi fédérale sur les hydrocarbures. »

Alors que s'amorce la pause estivale, je réaffirme mon soutien aux prises de position du premier ministre face à l’administration Trump. La démocratie parlementaire est menacée et nous devons être extrêmement vigilants. »

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