Le Parti vert demande au gouvernement de revenir sur une décision qui induit les consommateurs canadiens en erreur

Le Parti vert demande au gouvernement de revenir sur une décision qui induit les consommateurs canadiens en erreur

OTTAWA – Le Parti vert du Canada est consterné par la récente décision de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) de revenir sur sa précédente décision exigeant un étiquetage exact des produits provenant de territoires occupés illégalement par Israël.

« Nous soutenons fermement un étiquetage exact des biens de consommation importés au Canada comme l’exigent les lois canadiennes. Les biens produits dans les colonies israéliennes illégales – situées dans des territoires occupés militairement – et qui sont inadéquatement étiquetés comme étant fabriqués en Israël contreviennent clairement à la Loi sur les aliments et drogues du Canada », a déclaré Paul Manly, critique du Parti vert en matière de commerce.

Le 6 juillet, le LCBO a reçu une lettre de l’ACIA indiquant que les vins produits à partir de raisins cultivés dans les territoires palestiniens occupés ne devraient pas être étiquetés comme étant fabriqués en Israël parce que cela serait « inacceptable et fallacieux ». Selon sa politique officielle, le Canada ne reconnaît pas ces territoires comme faisant partie d’Israël et considère ces colonies israéliennes comme étant illégales.

« Les membres du Parti vert du Canada avaient adopté une politique exigeant plus de clarté dans l’ALÉCI au sujet de l’étiquetage et du statut commercial des produits fabriqués dans les colonies illégales. L’adoption subséquente de la Résolution 2334 des Nations Unies exigeait justement la même chose des nations membres, a souligné Jeff Wheeldon, critique du Parti vert en matière d’affaires internationales. Pour se tracer la nouvelle orientation vigoureuse qu’il souhaite en matière de politique internationale, le Canada doit faire du respect volontaire des lois internationales un principe incontournable »

Sous la pression de l’ambassade d’Israël et de certains groupes d’intérêts qui ont immédiatement réagi, l’ACIA est revenue sur sa décision. La raison invoquée par l’ACIA pour expliquer le renversement de sa précédente décision est que l’accord de libre-échange avec Israël définit le territoire israélien comme tout territoire où les lois israéliennes sont en vigueur.

« Le Canada ne devrait pas accorder un traitement de faveur à des produits fabriqués dans des colonies qui violent clairement les lois internationales, a déclaré la cheffe du Parti vert, Elizabeth May. L’accord de libre-échange doit donc être modifié pour en tenir compte. L’Union européenne et les États-Unis ont clairement statué depuis longtemps que les produits provenant de ces colonies illégales ne peuvent être faussement étiquetés comme ayant été fabriqués en Israël. Pourquoi le Canada accorde-t-il à Israël un traitement préférentiel, au détriment des droits de la personne des Palestiniens et des droits des consommateurs canadiens? »

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