La décision de l’ONE : une autre erreur prévisible, selon le Parti vert

OTTAWA – Le Parti vert du Canada n’est pas surpris de la décision de l’Office national de l’énergie (ONE) d’approuver, sous conditions, la demande d’Enbridge concernant les Projets d’inversion de la canalisation 9B et d’accroissement de la capacité de la canalisation 9.

Enbridge a obtenu l’approbation de l’ONE d’inverser le sens de d’écoulement du pétrole dans la canalisation 9B (639 km) entre North Westover (Ontario) et Montréal (Québec). Enbridge peut aussi accroître la capacité de la canalisation 9, qui passera de 240 000 à 300 000 barils par jour, entre Sarnia et Montréal. La nouvelle révision des règles et des règlements tarifaires permettra également le transport du bitume dilué (dilbit). Puisque le bitume non transformé est solide et ne peut s’écouler par pipelines, il est proposé que ce produit soit mélangé avec un autre combustible fossile appelé « dilbit ».

 « Le Parti vert s’oppose encore au convoi par pipelines de bitume non traité, mélangé avec un diluant toxique importé, vers les ports du pays pour l’exportation.  Nous ne croyons pas que les projets d’oléoduc Énergie Est ou d’inversion de la canalisation 9B ont pour but d’acheminer les produits de l’Alberta aux Canadiens de l’est du pays, mais plutôt, cette fois-ci, de les acheminer aux pétroliers de la côte Est. S’il y avait une fuite, il serait impossible, selon l’expérience que nous en avons, de nettoyer le bitume et le bitume dilué. La sécurité énergétique du Canada ne peut être accrue que si le bitume est transformé en pétrole brut synthétique et traité dans des raffineries plus proches des endroits d’extraction », affirme Elizabeth May, députée de Saanich-Gulf Islands et chef du Parti vert du Canada.

« La canalisation 9 d’Enbridge a 38 ans d’existence et ne convient plus aux normes environnementales d’aujourd’hui. Environ 35 déversements sont attribués à ce pipeline, et certains de ces déversements n’ont jamais été dévoilés aux communautés touchées.  Nous avons besoin de projets qui raffineront notre pétrole, ici même, chez nous, dans une perspective de sécurité énergétique nationale. L’économie canadienne profitera des bienfaits de ce secteur seulement si nous avons des garanties adéquates pour nous protéger des dommages de déversements pétroliers », affirme Bruce Hyer, député de Thunder Bay–Superior-Nord et chef adjoint du Parti vert du Canada.

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