Biographie d'Elizabeth May

Elizabeth May in Saanich—Gulf Islands

Le Parti vert est différent des autres partis politiques. Notre mission consiste à sauver la démocratie de proximité menacée par la propagande politique qui rebute les électeurs et les électrices. Notre objectif est de nous assurer que la planète et nos collectivités survivent et prospèrent.

Elizabeth May est la cheffe du Parti vert du Canada et la première candidate du Parti élue à la Chambre des communes. Elle représente la circonscription de Saanich-Gulf Islands au sud de l'île de Vancouver. En tant qu'environnementaliste, auteure, militante et avocate, elle se consacre depuis longtemps à la défense de la justice sociale, de l'environnement, des droits de la personnes et des solutions économiques pragmatiques.

Elizabeth naît le 9 juin 1954 au Connecticut et déménage en Nouvelle-Écosse avec sa famille en 1973. Durant sa jeunesse, elle travaille au sein de la petite entreprise familiale (un restaurant et une boutique de cadeaux) située sur la piste Cabot. Elle commence à se démarquer dans le paysage médiatique canadien au milieux des années 1970 en dirigeant un groupe de lutte contre l'épandage aérien d'insecticide envisagé pour les forêts près de sa résidence située au Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. Grâce à ce mouvement, les forêts de la Nouvelle-Écosse évitent l'épandage d'insecticide.

Quelques années plus tard, Elizabeth se présente devant les tribunaux accompagnée d'un groupe de résidents afin d'empêcher les pulvérisation d'herbicide. L'obtention d'une injonction provisoire en 1982 permet de suspendre le programme de pulvérisation. Cependant, deux ans plus tard, la cause échoue finalement. Lors de ce litige, la famille d'Elizabeth perd sa maison ainsi que 70 acres de terre à la suite d'une décision judiciaire en faveur de la Scott Paper. Toutefois, lorsque le juge statue que les produits chimiques sont sans danger, l'exportation d'acide (2,4,5-trichlorophénoxy) acétique des États-Unis est déjà interdite. Les forêts de la Nouvelle-Écosse sont donc épargnées et deviennent les seuls endroits au Canada à ne pas subir la pulvérisation d'agent Orange.

Elizabeth travaille d'abord en tant que bénévole. À titre d'exemple, elle dirige plusieurs campagnes réussies visant à bloquer les projets d'extraction minière d'uranium en Nouvelle-Écosse. Elle se distingue également grâce à ses travaux exhaustifs portant sur les questions relatives à la politique de l'énergie (principalement l'énergie nucléaire).

Grâce à ma mère, j'ai la preuve qu'une personne peut changer le monde. J'aspire à devenir une personne qui influence significativement le cours des choses au Canada.

Suite à l'obtention de son diplôme en droit de l'Université Dalhousie, Elizabeth entre au barreau de la Nouvelle-Écosse et de l'Ontario et occupe d'abord le poste de codirectrice du contentieux au Centre pour la défense de l'intérêt public. Elle y représente des groupes de consommateurs, de luttes contre la pauvreté et d'environnementalistes. Elle travaille également de manière exhaustive avec les populations indigènes dans le monde, plus particulièrement en Amazonie, ainsi qu'avec les Premières Nations du Canada.. Elle est la première directrice exécutive bénévole de Cultural Survival Canada entre 1989 et 1992 et travaille avec les Algonquins du lac Barrière en 1991 et 1992.

En 1986, elle est nommée conseillère politique principale auprès du ministre fédéral de l'Environnement de l'époque Tom McMillan. À ce poste, elle joue un rôle de premier plan dans la création de nombreux parcs nationaux, notamment celui de la Gwaii Haanas. Elle participe également à l'élaboration de nouvelles lois et de mesures de contrôle de la pollution, y compris le Protocole de Montréal visant à protéger la couche d'ozone. En 1988, elle démissionne lorsque le ministre accorde une série de permis pour le projet de barrages Rafferty-Alameda, en Saskatchewan, dans le cadre d'un échange politique sans évaluation environnementale préalable. Ces permis sont ultérieurement annulés par une décision de la Cour fédérale du Canada stipulant qu'ils avaient été délivrés illégalement.

Durant sa carrière, Elizabeth intègre plusieurs organisation telles que; l'Institut internationale du développement durable, la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie à titre de vice présidente, la Commission de la Charte de la Terre coprésidée par Maurice Strong et Mikhail Gorbachev et elle occupe actuellement le poste de commissaire du Conseil international de la Charte de la Terre.

Mme May a également été chargée de cours au School of Policy Studies de l'Université Queen's en plus d'enseigner pendant un an à l'Université Dalhousie afin d'élaborer un programme créé en son honneur - la Chaire Elizabeth May – portant sur la santé des femmes et l'environnement. Elle détient quatre doctorats honorifiques de l'Université Mount Saint-Vincent, de l'Université Mount Allison, de l'Université du Nouveau-Brunswick et de l'Atlantic School of Theology.

En mars 2006, elle démissionne de son poste de directrice du Sierra Club du Canada, un poste qu'elle occupait depuis 1989, pour ensuite présenter sa candidature à la direction du Parti vert du Canada. Lors du Congrès national du Parti vert du Canada en août 2006, Elizabeth remporte son pari et devient la dixième cheffe du PVC.

Lors des élections fédérales de 2011, Elizabeth écrit l'histoire en devenant la première candidate du Parti vert élue à la Chambre des communes.

La situation peut sembler désespérée, mais elle ne l’est pas. Nous changerons les choses si nous croyons que nous pouvons le faire. Nous avons besoins de personnes fortes et déterminées. Le cynisme et le désespoir sont nos ennemis.

Mme May est nommée officière de l'Ordre du Canada en 2005, est reconnue par les Natations Unies comme l'une des environnementaliste féminines les plus influentes du monde en 2006 et apparaît dans le classement des «femmes les plus influentes du monde» en 2010 élaboré par le magazine Newsweek.

Respectée par ses pairs, Elizabeth remporte les prix de parlementaire de l'année en 2012, de députée démontrant le plus d'ardeur au travail en 2013 et d'oratrice de l'année en 2014 grâce aux votes de ses collègues députés. Le Hill Times lui décerne également les prix de députée démontrant le plus d'ardeur au travail, de meilleure députée de circonscription de de meilleure oratrice en 2013 et 2014.

Elizabeth May est l'auteure de huit ouvrages. Son livre le plus récent – Who We Are, Reflections or my life and Canada (Greystone 2014)- est un succèes de vente du Globe and Mail. Elle remporte de nombreux prix et distinctions tels que :

  • Prix international pour la conservation remis par Friends of Nature
  • Prix pour réalisations exceptionnelles décerné par le Sierra Club du Canada
  • Prix du Palmarès mondial des 500 des Nations Unies
  • Prix pour leadership exceptionnel en matière d'éducation environnementale décerné par l’Ontario Society for Environmental Education
  • Prix Harkin pour la conservation par la Société pour la nature et les parcs du Canada
  • Prix Couchiching en reconnaissance de ses réalisations en politique publique remis par le Couchiching Institute
Elizabeth est la mère de Cate May-Burton, la belle-mère des demi-frères et sœurs de Cate, Nadya, Sasha et Jo et la grand-mère de leurs sept merveilleux enfants qui vivent à Vancouver, Toronto et Haliburton. Elle a également une belle-fille, Claire, qui vit dans Saanich-Gulf Islands avec trois petites-filles près de chez elle.

Représentante infatigable de ses électeurs et électrices ainsi que des Canadiens et Canadiennes d'un océan à l'autre, Elizabeth travaille de manière acharnée comme députée pour la mise en place d'un gouvernement plus coopératif et plus responsable accordant davantage d'importance à une économie juste et durable. Elle espère que de nombreux députés verts se joindront à elle au Parlement suite à l'élection de 2019 et souhaite travailler avec eux pour trouver des solutions innovatrices aux défis auxquels notre pays est actuellement confronté.