Biographie de Elizabeth May

Elizabeth May in Saanich—Gulf Islands

Le Parti vert n’est pas comme les autres partis politiques. Notre mission est de sauver la démocratie de proximité qui est menacée par la propagande politique qui rebute les électeurs et les électrices. Notre but est de nous assurer que la planète et nos collectivités survivent et prospèrent.

Elizabeth May est la chef du Parti vert du Canada et la première candidate du parti élue à la Chambre des communes. Elle représente la circonscription de Saanich-Gulf Islands dans le sud de l'île de Vancouver. Elizabeth est une environnementaliste, une auteure, une militante et une avocate qui se consacre depuis longtemps à la défense de la justice sociale, de l’environnement, des droits de la personne et des solutions économiques pragmatiques.

Elizabeth est née au Connecticut et a déménagé en Nouvelle-Écosse avec sa famille en 1973. Durant sa jeunesse, elle a travaillé au sein de la petite entreprise familiale, un restaurant et une boutique de cadeaux, située sur la piste Cabot. Elle a d’abord été connue dans les médias canadiens au milieu des années 1970 en prenant la tête d’un groupe luttant contre l’épandage aérien d’insecticide envisagé pour les forêts près de sa résidence située sur l’île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. Grâce à ce mouvement, les forêts de la Nouvelle-Écosse n’ont jamais eu à subir l’épandage d’insecticide.

Quelques années plus tard, Elizabeth et un groupe de résidents sont allés devant les tribunaux pour empêcher la pulvérisation d'herbicide. L'obtention d'une injonction provisoire en 1982 permit de suspendre le programme de pulvérisation, mais deux ans plus tard, la cause fut finalement perdue. Dans ce litige, sa famille a sacrifié sa maison et 70 acres de terre à la suite d’une décision judiciaire en faveur de la Scott Paper. Toutefois, lorsque le juge statua que les produits chimiques étaient sans danger, l'exportation d’acide (2,4,5-trichlorophénoxy) acétique des États-Unis avait été interdite. Les forêts de la Nouvelle-Écosse furent donc épargnées, devenant les seuls endroits au Canada à ne pas subir la pulvérisation d'agent Orange.

Elizabeth a d’abord œuvré comme bénévole, notamment en étant l'instigatrice de nombreuses campagnes réussies visant à bloquer les projets d'extraction minière d'uranium en Nouvelle-Écosse, en plus d'être connue pour ses travaux exhaustifs sur les questions liées à la politique de l'énergie, principalement à l'encontre de l'énergie nucléaire.

Ce qui me fait croire qu’une personne peut changer le monde? Ma mère. Parce qu’elle l’a fait… Je veux devenir une personne qui a influence énorme sur le cours des choses au Canada.

Après avoir obtenu son diplôme en droit de l’Université Dalhousie, Elizabeth a été reçue au barreau de la Nouvelle-Écosse et de l’Ontario et a d’abord occupé le poste de codirectrice du contentieux au Centre pour la défense de l'intérêt public, représentant des groupes de consommateurs, de lutte contre la pauvreté et d'environnementalistes. Elle a également travaillé de façon exhaustive avec les populations indigènes dans le monde, plus particulièrement en Amazonie, ainsi qu’avec les Premières Nations du Canada. Elle fut la première directrice exécutive bénévole de Cultural Survival Canada de 1989 à 1992 et a travaillé avec les Algonquins du lac Barrière en 1991 et 1992.

En 1986, elle a été nommée conseillère principale en politiques auprès du ministre fédéral de l'Environnement de l'époque, Tom McMillan. À ce poste, elle a joué un rôle de premier plan dans la création de nombreux parcs nationaux, notamment celui de la Réserve de parc national, réserve d'aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas. Elle a également participé à l'élaboration de nouvelles lois et de mesures de contrôle de la pollution, y compris le Protocole de Montréal visant à protéger la couche d'ozone. En 1988, elle a démissionné par principe lorsque le ministre a accordé une série de permis pour le projet de barrages Rafferty-Alameda, en Saskatchewan, dans le cadre d’un échange politique sans évaluation environnementale préalable. Les permis furent ultérieurement annulés par une décision de la Cour fédérale du Canada stipulant qu’ils avaient été délivrés illégalement.

Elizabeth a fait partie du conseil d’administration de nombreuses organisations, y compris l’Institut international du développement durable, la Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie à titre de vice-présidente, la Commission de la Charte de la Terre coprésidée par Maurice Strong et Mikhail Gorbachev et elle est actuellement commissaire du Conseil international de la Charte de la Terre.

Elizabeth a également été chargée de cours au School of Policy Studies de l’Université Queen’s en plus d’enseigner pendant un an à l’Université Dalhousie pour mettre sur pied le programme créé en son honneur, la Chaire Elizabeth May sur la santé des femmes et l’environnement. Elle est titulaire de quatre doctorats honorifiques de l’Université Mount Saint Vincent, l’Université Mount Allison, l’Université du Nouveau-Brunswick et l’Atlantic School of Theology.

En mars 2006, Elizabeth a démissionné de son poste de directrice exécutive du Sierra Club du Canada, un poste qu'elle occupait depuis 1989, pour se présenter à la direction du Parti vert du Canada. Au Congrès national du Parti vert du Canada, en août 2006, Elizabeth a remporté son pari et est devenue la dixième chef du Parti vert.

Aux élections fédérales de 2011, Elizabeth est passée à l'histoire en devenant la première candidate du Parti vert élue à la Chambre des communes.

La situation peut sembler désespérée, mais elle ne l’est pas. Nous changerons les choses si nous croyons que nous pouvons le faire. Nous avons besoins de personnes fortes et déterminées. Le cynisme et le désespoir sont nos ennemis.

Elizabeth May a été nommée officière de l’Ordre du Canada en 2005, a été reconnue par les Nations Unies comme l’une des environnementalistes féminines les plus influentes au monde en 2006 et a été classée « parmi les femmes les plus influentes au monde » en 2010 par le magazine Newsweek.

Respectée par tous les partis, Elizabeth a été élue par ses collègues de la Chambre des Communes parlementaire de l'année 2012, députée avec le plus d’ardeur au travail de l’année 2013 et meilleure oratrice de l’année 2014. Le Hill Times l’a reconnue comme députée avec le plus d’ardeur au travail, meilleure députée de circonscription et meilleure oratrice en 2013 et en 2014.

Elizabeth est l'auteure de huit ouvrages dont le plus récent, Who We Are - Reflections of my Life and Canada (Greystone, 2014), est un succès de vente du Globe and Mail. Elizabeth a reçu de nombreux prix et distinctions, notamment :

  • Prix international pour la conservation remis par Friends of Nature
  • Prix pour réalisations exceptionnelles décerné par le Sierra Club du Canada
  • Prix du Palmarès mondial des 500 des Nations Unies
  • Prix pour leadership exceptionnel en matière d'éducation environnementale décerné par l’Ontario Society for Environmental Education
  • Prix Harkin pour la conservation par la Société pour la nature et les parcs du Canada
  • Prix Couchiching en reconnaissance de ses réalisations en politique publique remis par le Couchiching Institute
Elizabeth est la mère de Cate May-Burton, la belle-mère des demi-frères et sœurs de Cate, Nadya, Sasha et Jo et la grand-mère de leurs sept merveilleux enfants qui vivent à Vancouver, Toronto et Haliburton. Elle a également une belle-fille, Claire, qui vit dans Saanich-Gulf Islands avec trois petites-filles près de chez elle.

Représentante infatigable de ses électeurs et électrices ainsi que des Canadiens et Canadiennes d’un océan à l’autre, Elizabeth a travaillé avec acharnement à titre de députée afin d’assurer que nous mettions en place un gouvernement plus coopératif et plus responsable et une économie plus juste et plus durable. Elle espère qu’un nombre sans précédent de députés verts se joindra à elle à Ottawa après l’élection de 2015 et souhaite travailler avec eux pour trouver des solutions innovatrices aux défis auxquels notre pays est actuellement confronté.