6.11 Préparation aux situations d'urgence et sécurité publique

Le terrible séisme de 9,0 sur l’échelle de Richter suivi par un tsunami de trois mètres de hauteur et la crise nucléaire qui a frappé le Japon en mars 2011, ajouté aux séismes catastrophiques en Haïti en février 2010 et à Christchurch en Nouvelle-Zélande en février 2011 ont mis à l’avant-scène le besoin de mesures nationales de préparation aux situations d’urgence pour les Canadiens et les Canadiennes. Pourtant, en 2010, notre gouvernement fédéral a coupé 35,8 $ millions sur trois ans du budget de la Sécurité publique du Canada, ce qui a eu pour effet des compressions au seul centre des mesures d’urgence national et des réductions dans les programmes conjoints de préparation aux situations d’urgence pour l’infrastructure nécessaire à la préparation et la formation. Ces compressions ont été imposées dans une période où les budgets étaient déjà insuffisants et ont compromis gravement la préparation aux situations d’urgence du Canada.

Les municipalités canadiennes, qui ont la responsabilité de se préparer aux urgences et d’y répondre, n’ont, la plupart du temps, pas les ressources financières pour mettre leur plan de mesures d’urgence local en pratique. Elles ont besoin de l’aide du gouvernement fédéral. Les attaques du 11 septembre aux États-Unis et l’épidémie de SRAS ont incité le gouvernement du Canada à fournir des fonds spéciaux pour la préparation aux situations d’urgence aux attaques terroristes et aux pandémies.

Le Parti vert croit que les très fortes probabilités de situations d’urgence liées à des séismes, des tsunamis et des incidents climatiques comme des tempêtes catastrophiques soulignent la nécessité pour le gouvernement du Canada d’augmenter rapidement le financement dédié à la préparation aux situations d’urgence à l’échelle nationale.

Les députés verts :

  • Travailleront à augmenter de façon substantielle le financement par le biais du ministère de la Sécurité publique du Canada et du Programme conjoint de protection civile (PCPC) pour des projets qui mettent en place des plans municipaux, territoriaux et provinciaux de préparation aux situations d’urgence, notamment : sensibilisation publique et programmes de formation; infrastructure d’urgence locale comme des systèmes d’avertissement au tsunami adéquat; sirènes de protection civile et autres systèmes de communication; identification adéquate de routes d’évacuation aux urgences et moyens de fournir les services essentiels comme des services médicaux, des fournitures énergétiques, de la nourriture et de l’eau.

  • Feront pression sur le ministère de la Sécurité publique du Canada pour simplifier le processus de demande au PCPC et étendre les critères d’admissibilité pour obtenir du financement par le biais de ce programme.

  • Travailleront à augmenter le financement des programmes de formation de préparation aux situations d’urgence pour les premiers répondants, notamment le centre des mesures d’urgence.

  • Feront tout pour fournir du financement rapide pour la modernisation d’édifices publics, comme les hôpitaux, les écoles et les casernes de pompier, afin de les rendre plus résistants aux séismes. Le programme pour une modernisation des édifices devrait être jumelé avec des programmes d’amélioration éconergétique pour une utilisation maximale des deniers publics.