6.8 Limiter la concentration de la propriété médiatique

Au cours des dernières années, la propriété médiatique est passée en mains de moins en moins nombreuses, de telle sorte que la concentration de la propriété médiatique au Canada est l’une des plus importantes pour un pays du monde libre. Presque tous les journaux, stations de radio et réseaux de télévision sont la propriété d’une poignée de gens d’affaires. Le diffuseur public, CBC et Radio-Canada, est l'exception, mais craint de perdre son financement. Les quarante-deux journaux canadiens, propriété de PostMedia, offrent des articles et des chroniques publiés par les différentes publications. Lorsque l’empire Canwest s’est dissout et que les 42 journaux de sa chaîne ont été à vendre, nous avions alors une occasion en or que nous n’avons pas su saisir. Malheureusement, le syndic de faillite a insisté pour que les 42 publications soient vendues en un seul bloc. La situation était alors idéale pour exiger des entrepreneurs de ce secteur un engagement envers le journalisme pour redonner tout le lustre perdu à des journaux comme le Kingston Whig-Standard et le London Free Press. Le Parti vert a été le seul parti à demander au gouvernement de mettre fin à la mainmise des grandes entreprises sur 42 quotidiens importants, mais en vain, le Postmedia mettant la main sur les publications.

Des voix diverses et indépendantes dans nos médias nationaux et locaux sont l’ingrédient essentiel d’une saine démocratie.

Les députés verts :

  • Réclameront une commission indépendante chargée de se pencher sur la concentration de la propriété médiatique au Canada comparativement à celle d’autres pays du monde occidental, et recommanderont des solutions visant à diversifier la propriété médiatique et approfondir et élargir les reportages des services des nouvelles du Canada, notamment ceux des services de nouvelles locales.