3.1. La qualité de l'air

Le Canada connaît actuellement une épidémie de maladies respiratoires, aggravée par la médiocre qualité de l'air. Les jours d'alerte à la pollution, les services d'urgence sont débordés. L'asthme est la première cause d'absentéisme scolaire et la troisième cause de perte d'heures de travail. Trois millions de Canadiennes et de Canadiens, soit 8,4 pour cent de la population de notre pays, et un enfant sur huit souffrent d'asthme, et leurs nombres augmentent sans cesse.

Et pourtant, les réglementations canadiennes sur la qualité de l'air demeurent à la traîne des autres pays. Le Canada autorise des concentrations de 115 parties par million (ppm) de dioxydes de soufre, tandis que l'Union européenne les limite à 48 ppm, l'Australie à 80 ppm.

La qualité de l'air est étroitement liée aux changements climatiques. La formule est la suivante : pollution + chaleur = smog. Si nous ne nous occupons pas de la crise climatique, directement et rapidement, nous connaîtrons des vagues de chaleur avec des températures de plus en plus extrêmes pendant l'été. Et un plus grand nombre de jours avec des températures supérieures à 30 °C donnera un plus grand nombre de jours de smog pour les Canadiennes et les Canadiens.

Le Parti vert sait qu'une réglementation s'impose pour réduire les concentrations de précurseurs du smog (particules, dioxyde de soufre et oxyde d'azote) ainsi que la contamination neurotoxique grave de l'air par le mercure. Cette réglementation peut être formulée dès à présent dans le cadre de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE). Les réglementations visant à réduire les concentrations de ces contaminants doivent être accompagnées de réductions de la combustion des combustibles fossiles qui émettent des particules et des gaz à effet de serre. Les mesures qui seront prises pour atteindre les objectifs de Kyoto en réduisant notre dépendance aux combustibles fossiles auront des bénéfices considérables, car elles préviendront les effets délétères d'un réchauffement croissant et de ces contaminants.

Les députés verts :