Troisième partie : Préserver et restaurer l’environnement

Notre environnement naturel est la source de notre richesse et de notre santé. La forêt, l’eau, la terre et les ressources énergétiques du Canada alimentent notre économie. Mais si nous traitons notre environnement comme une entreprise en liquidation, nos ressources naturelles comme notre économie en pâtiront. L'absence de réglementation, de surveillance et d'action à l'échelle fédérale a fait du Canada l'un des pays du monde les plus destructeurs de l'environnement. Nous sommes au rang des pires pays de la planète pour le gaspillage de nos ressources naturelles. Notre terre, notre air et nos eaux servent de décharges de produits toxiques. Cette absence de protection de notre environnement pourrait bien léguer à nos enfants un environnement dégradé et malade. Comment pouvons-nous être aussi inconscients ?

Le Parti vert a présenté son plan pour un avenir durable basé sur la responsabilité fiscale, la santé écologique et la justice sociale.

Notre parti est le seul qui ait adopté une approche en trois volets (économique, écologique et sociale) pour chaque politique; notre position sur les questions environnementales de base est donc très claire.

Il est urgent que le gouvernement canadien définisse des cibles concrètes avec des objectifs mesurables, et mette en place les ressources requises pour atteindre ces objectifs. L'histoire récente nous a appris que les actions purement volontaires ne servent à rien. L'histoire récente a également prouvé que les politiques doivent être appliquées de façon cohérente. Par exemple, il n'est pas possible de réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en continuant à accorder des subventions à l’industrie du pétrole responsable du plus grand volume de carbone sur la planète – le pétrole brut des sables bitumineux de l'Athabasca.

Nous devons absolument nous ôter de la tête l'idée que la prospérité économique dépend de la croissance physique et tirer parti de la stabilité de notre économie (une économie stable, par opposition à une économie en plein boum). Une croissance exponentielle soutenue n'est pas en phase avec la réalité de notre planète finie.

L'examen préalable global des projets nécessite le rétablissement de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale.  Malgré les promesses des Libéraux de Trudeau de réparer les dommages infligés à l'ACEE par Harper, la nouvelle approche libérale enchâsse essentiellement l'examen beaucoup plus restreint de beaucoup moins de projets.  Il est essentiel que l'Agence canadienne d'évaluation environnementale dispose d'un financement adéquat pour s'assurer qu'elle peut gérer l'ampleur et le nombre d'examens qu'elle a effectués en 2006.  Les recommandations de la Commission d'experts en évaluation environnementale, à savoir que la LCEE fonctionne comme un tribunal quasi judiciaire, devraient être adoptées.