1.19 Développement du tourisme culturel et de l’écotourisme

Les voyages et le tourisme représentent le plus grand employeur à l’échelle internationale et plus de 10 pour cent des dépenses mondiales. Le gouvernement Harper a pourtant miné ce secteur. De septième dans le monde comme destination voyage, le Canada a chuté en dix-huitième place.

Voici une courte liste des mesures de Stephen Harper depuis 2006 qui ont miné le secteur touristique canadien. Il a éliminé la remise de TPS pour les visiteurs étrangers, éliminé toute promotion touristique du Canada dans les marchés américains, réduit considérablement le budget de Tourisme Canada (maintenant basé à Vancouver), miné la prévisibilité de l’assurance-emploi pour les travailleurs saisonniers, adopté une loi dans le cadre du Projet de loi omnibus C-45 qui rend obligatoire l’obtention d’un permis du ministère de l’Immigration aux touristes en provenance de pays pour lesquels il n’y pas d’exigence de visa (mais a exempté les États-Unis avec le Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité) et s’est opposé à l’érection d’un pavillon du Canada à la prochaine exposition universelle.

Le secteur touristique du Canada est unique en son genre puisqu’il apporte une contribution importante au bien-être culturel et économique de toutes les régions. Il va au-delà de la simple création d’emplois et des rentrées sur les opérations de change. Il permet aux Canadiennes et aux Canadiens d’explorer notre pays et contribue à créer des liens entre les régions. Avec des recettes de plus de 74 $ milliards en 2008, le tourisme correspond à environ 2 pour cent du PIB du Canada et emploie plus de 660 000 Canadiens. C’est presque autant que les industries forestière et agricole confondues. Au sein du gouvernement fédéral, le ministère de l’Industrie est le principal responsable de la politique en matière de tourisme.

Les verts croient que nous devons favoriser une industrie de tourisme vert, à faibles émissions carboniques, destinée à être commercialisée de façon responsable à l’échelle internationale. Nous croyons qu’il faut offrir des expériences touristiques exceptionnelles en nous dotant du plus magnifique réseau de parcs nationaux, des meilleurs musées et événements culturels et du service le plus hospitalier qui soit. Pour ce faire, le gouvernement canadien doit jouer un plus grand rôle dans la coordination et l’orientation des efforts à l’échelle du pays.

Les députés verts :

  • Renverseront la décision du gouvernement conservateur d’éliminer la remise de TPS pour les visiteurs étrangers, feront de nouveau de la publicité aux États-Unis (le plus gros marché du Canada en tant que destination de choix), élimineront les changements qui pénalisent les travailleurs saisonniers sur l’assurance emploi, et élimineront les exigences de posséder un permis pour visiter le Canada pour les touristes en provenance de pays pour lesquels il n’y a pas d’exigence de visa.

  • Créeront un ministère fédéral du Tourisme séparé pour coordonner tous les aspects du tourisme. Ce ministère concentrera ses efforts à aider le secteur du tourisme international, qui connaît actuellement la croissance la plus rapide (l’écotourisme), à se développer et, par le biais de programmes spéciaux, favorisera la participation accrue des Autochtones canadiens.

  • Augmenteront le financement aux secteurs des arts, de la culture et du patrimoine (voir la section 4.16 Arts et culture).

  • S’assureront que nos frontières sont ouvertes et les mesures de sécurité raisonnables.

  • Développeront un secteur de tourisme à faibles émissions carboniques fondé sur le tourisme par rail intermodal et sur le cyclotourisme.