1.1.2 Redressement des prix

Pour y arriver, les distorsions de l’économie de marché, créées à défaut de ne pas avoir su internaliser les effets externes, doivent être éliminées. Autrement dit, nous devons redresser les prix. Le mécanisme d’intervention politique le plus important permettant de faire progresser ou de retarder la durabilité économique est le cadre financier.

Notre plan financier est simple : utiliser le régime fiscal en vue d’atteindre les objectifs sociaux et écologiques. Redresser les prix. Laisser les sociétés libres de faire des affaires, tout en transmettant des signaux clairs sur les objectifs environnementaux et sociaux.

L’engagement du Parti vert au niveau de l’allègement du fardeau fiscal permettra de :

  • Réduire les impôts.

  • Réduire les charges sociales.

  • Augmenter les impôts sur les profits des grandes sociétés au niveau de la moyenne des pays de l’OCDE.

  • Récupérer les taxes cachées dans les paradis fiscaux à l’étranger.

  • Instaurer une taxe sur les émissions carboniques pour transmettre des signaux économiques clairs qui signifient qu’il y a un prix à payer pour le gaspillage d’énergie et de ressources.

Un éditorial du 9 septembre 2006 de l’hebdomadaire The Economist rapportait ceci :

« Idéalement, les politiciens opteraient pour la taxe sur les émissions carboniques la plus efficace, ce qui supposerait un prix suffisamment stable que les producteurs pourraient incorporer à leurs plans d’investissement. » [Traduction].

Bien que les libéraux de Trudeau aient reconnu l'importance d'une taxe sur le carbone partout au Canada, on ne sait pas exactement comment les fonds seront distribués, car chaque province prendra sa propre décision.
Dans le cadre du plan du Parti vert du Canada sur les " droits et dividendes sur le carbone ", les droits sur le carbone perçus à la tête du puits ou à la mine de charbon seront versés à chaque Canadien sur une base par habitant. Cela favorisera l'utilisation efficace et plus durable des combustibles fossiles qui s'amenuisent et servira également de mécanisme équitable et efficace de redistribution des revenus.

Les verts élimineront aussi les grosses subventions et contributions versées aux sociétés.

Il est absurde de verser des subventions aux sociétés les plus riches de la planète pour l'exploitation du produit le plus profitable au monde – un baril de pétrole. L’Agence internationale de l’énergie, dans son rapport de 2010, demandait l’élimination des subventions relatives aux combustibles fossiles. À l’échelle planétaire, ces subventions atteignent plus de 300 $ milliards par année, alors que les énergies renouvelables reçoivent environ 30 $ milliards. Ces subventions pernicieuses doivent être éliminées. Il est logique de réduire les impôts sur les choses que nous voulons, comme le revenu et l'emploi, tout en augmentant les taxes sur les choses que nous ne voulons pas, soit les émissions de gaz à effet de serre et la pollution à l'origine du smog.

Les sociétés canadiennes veulent deux choses de leur gouvernement : des politiques prévisibles et des politiques cohérentes. Le gouvernement vert veillera à la clarté des règles, à l’égalité des chances et à la transparence du processus de prise de décision.

Principaux objectifs sociaux :

  • Faire en sorte que les Canadiennes et les Canadiens puissent passer plus de temps avec leurs amis, leur famille et leur collectivité.

  • Transmettre les bons signaux de prix à l’économie. L’ère de l’énergie bon marché et abondante est désormais révolue. Une taxe sur les émissions carboniques transmettra ce signal et fera la promotion d’une transition vers autre chose que les formes d’énergie polluantes.

  • Éliminer les subventions pernicieuses versées aux sociétés. À bas les sociétés parasites. Fini les « prêts » non remboursés aux organismes subventionnaires gouvernementaux.