Mesures climatiques vigoureuses

Mesures climatiques vigoureuses


parce que nous vivons ici.

Les changements climatiques représentent à la fois l'enjeu le plus préoccupant et la plus belle occasion qui se soient présentés au Canada. Tandis que les conséquences de l’échec de la prise en compte des changements climatiques seraient catastrophiques, notre transition vers une économie verte et durable créerait de bons emplois locaux et occasionnerait des temps de déplacement plus courts, des villes plus propres ainsi qu'une meilleure qualité de l'eau et de l'air.

Notre voulons éliminer les carburants fossiles utilisés au Canada d’ici la moitié du siècle. Le Parti vert du Canada aspire à réduire leur utilisation à hauteur de 40 % sous le niveau de 2005 d'ici 2050 et à hauteur de 90 % sous le niveau de 1990 d'ici 2050. Il s'agit d'objectifs ambitieux. En tant que Canadiens, nous nous attaquerons à cet enjeu et nous créerons une économie forte, stable et prospère dès maintenant pour nos enfants et nos petits enfants.

Nous devons élire des députés verts au Parlement afin que les Canadiens profitent de cette transition. Seuls les députés verts se lèveront pour préserver nos fleuves de la navigation intensive de pétroliers, nos rivières et nos parcs des projets d’oléoducs dangereux et notre économie des poursuites ultérieures de projets d’extraction à risque élevé qui menacent la prospérité économique du Canada sur le long terme. Seuls les députés verts placeront notre économie en position prioritaire afin de récolter les pleins avantages de la transition mondiale inéluctable vers une économie sans carburant fossile.

Il est temps que le Canada prenne des mesures climatiques vigoureuses.

Parce que nous vivons ici, nos principales priorités environnementales seront :

1

Défendre nos cours d’eau contre les oléoducs et les pétroliers dangereux

Seuls les députés verts donneront priorité à nos collectivités côtières en s’élevant contre tout nouveau projet d’exportation de bitume brut.

Kinder Morgan propose d’augmenter sept fois la navigation de pétroliers transportant des sables bitumineux entre Vancouver et Burnaby, tandis qu’Énergie Est propose d’augmenter la navigation de pétroliers dans la baie de Fundy. Ces pétroliers transporteraient du bitume des sables bitumineux mélangés avec des diluants toxiques pour le faire flotter. Il s'agit d'un mélange impossible à nettoyer en cas de déversement.

Un seul accident pétrolier ruinerait nos cours d’eau ainsi que les milieux de vie qui en dépendent. C’est pourquoi nous reconnaissons que les risques économiques, sociaux et environnementaux de l’approbation de ces projets sont simplement trop élevées. Nous nous tiendrons debout et défendrons nos cours d’eau.

L’un après l’autre, les sondages démontrent que les habitants de la côte ouest s’opposent à ce projet risqué. Plus de la moitié des Britanno-colombiens affirment s’opposer au prolongement de Kinder Morgan. Même la Commission de l’énergie de l’Ontario juge qu’Énergie Est présente plus de risques que d’avantages. Tandis que les vieux partis s’étendent sur la procédure pour éviter de prendre position , seul le Parti vert se tient debout pour les citoyens des collectivités menacés par ces projets.

2

Stopper l’expansion des sables biumineux

Protéger les emplois actuels dans l’industrie, créer de nouveaux emplois en mettant à niveau et en raffinant la production actuelle et offrir de la formation de compétences aux travailleurs qui ont été mis à pied ou qui veulent transiter vers des emplois stables à long terme. Cette stratégie (plus de Peter Lougheed et moins de Ralph Klein) aiderait effectivement l’économie Albertaine à éviter le nuisible cycle hausses/baisses.

Étant donné les réalités climatiques et la volatilité des prix internationaux du pétrole, on ne peut se permettre d'intégrer l'expansion de la production de sables bitumineux à l'ordre du jour. La plus grande partie du bitume des sables bitumineux de l’Alberta doit demeurer dans le sol. Nous créerons de nouveaux emplois dans les secteurs pétrolier et gazier en raffinant le produit que nous produisons déjà plutôt qu’en le transportant sous sa forme brute ou raffinée dans d’autres pays.

En plus d’augmenter sa capacité de raffinage, le Canada serait le chef de file mondial de l’industrie des technologies propres, une industrie qui a explosé ailleurs comme en Allemagne, où plus de 1,4 million d’emplois technopropres ont généré plus de 11 pour cent du PIB du pays.

Nous devons respecter les travailleurs des sables bitumineux dont le revenu dépend encore de l’industrie et appuyer les dizaines de milliers de travailleurs des sables bitumineux qui ont été mis à pied dernièrement. Le Canada doit offrir à ces travailleurs de la formation pour leur permettre de trouver de bons emplois fiables à long terme près de chez eux.

Nous devrons aussi offrir un soutien urgent aux premières nations qui vivent en aval des sables bitumineux. Leurs collectivités et leurs aliments traditionnels ont été contaminés par la pollution des sables bitumineux de la rivière Athabasca et par la mauvaise qualité de l’air.

3

Mettre en œuvre une stratégie sans compromis sur le climat et l’énergie

Créer des partenariats avec les provinces sur le tarification du carbone, mettre en œuvre un plan canadien de rente et dividende du carbone, éliminer rapidement notre production d’électricité à partir du charbon et effectuer un virage vers une économie propre et décarbonisée.

Le climat et l’énergie constituent les deux faces d’une même médaille. Nous avons un urgent besoin d’une stratégie climatique nationale globale fondée sur la science afin d'affronter l’augmentation des niveaux océaniques, des sécheresses, des événements climatiques extrêmes, des régimes de pluviosité fluctuants, des feux de forêt, de la fonte du pergélisol et des infrastructures croulantes de l’Arctique.

Une stratégie canadienne vigoureuse sur le climat et l’énergie commence par l’élimination de toutes les subventions aux carburants fossiles. Le Canada octroie actuellement plus de 1 G$ par année en subventions à l’industrie du carburant fossile, ce qui signifie que, par habitant, les contribuables canadiens octroient plus d’aide à l’industrie du carburant fossile que presque tous les autres pays du G20.

Ensuite, nous devons travailler ensemble pour fixer un prix national du carbone. L’absence complète d’orientation fédérale a relégué aux provinces le défi trop pressant des changements climatiques. Bien que certains progrès aient été accomplis en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec, cette courtepointe de stratégies climatiques demeure insuffisante pour régler un problème d’ampleur aussi vaste.

Notre Plan de rente et dividende du carbone représente la manière la plus efficace pour mettre fin à la combustion des carburants fossiles. Nous fixerons une rente sur le carbone et verserons les fonds générés directement dans les poches des Canadiens de plus de 18 ans. Celle-ci prendra la forme d’un dividende annuel du carbone et aura pour effet de protéger notre climat, de diversifier notre source énergétique, de faire croître notre économie et de garantir la sécurité énergétique des Canadiens.

La plupart des économistes et des scientifiques du climat conviennent que le modèle de rente et dividende offre une solution efficace et globale à un problème compliqué. La Colombie-Britannique a un plan de tarification du carbone depuis 2008, période durant laquelle l’utilisation du carburant en C.-B. a chuté de 16 % tout en conservant un PIB supérieur à celui du reste du Canada. Cet investissement incitatif de création d’emplois durables et de technologies vertes décourage le gaspillage et la pollution et redirige l’argent directement dans les poches des Canadiens ordinaires.

Nous devons investir dans des infrastructures de promotion d’énergie renouvelable et dans la mise sur pied d’un réseau électrique est-ouest plus solide afin d’encourager la transmission d’énergie renouvelable entre les provinces tout en réduisant l’énorme gaspillage de nos systèmes énergétiques actuels. Nous perdons plus de la moitié de l’énergie que nous utilisons. Il est temps d’économiser de l’argent et de réduire la pollution en passant à l’ère post-gaspillage.

4

Une Stratégie nationale du transport et un transport ferroviaire mieux encadré

Des lois plus strictes pour le rail et de nouveaux investissements dans le système ferroviaire – Il faut redynamiser les chemins de fer canadiens grâce à de nouveaux investissements et des règlements moins permissifs pour garantir un transport des passagers efficaces et un transport sécuritaire des produits industriels dangereux tels que le pétrole et le gaz.

Nous constatons que les systèmes ferroviaires du Canada se dégradent de manière considérables dans la plus grande partie du pays. Des routes ferroviaires qui, autrefois, transportaient des milliers de voyageurs sont abandonnées. D’Edmonton à Calgary, de Saskatoon à Regina, et d’Halifax à Sydney, toutes ont été abandonnées en dépit de leur rentabilité.

Les députés verts réinvestiront dans nos systèmes ferroviaires, en construisant plus de wagons de train au Canada, en augmentant la rapidité des trains, en faisant progresser le train à haute vitesse et en créant des corridors écologiques d’infrastructures énergétiques. Un système ferroviaire amélioré rendra le Canada économiquement plus concurrentiel, créera des milliers de nouveaux emplois, réduira les bouchons de circulation et fournira un mode de transport rapide, peu coûteux et sécuritaire dans les principaux corridors des trains de banlieue.

Nous développerons uns Stratégie nationale de transport : investir dans les trains de banlieue et étendre le service de VIA Rail. Nous y investirons 600 millions $ en 2016-2017 avec comme cible 764 millions $ pour VIA Rail d’ici 2020.

Rééquilibrer les relations entre les trains de passagers et le transport de marchandises commencera par un plan global visant à alléger le fardeau créé en exportant du pétrole non traité par chemin de fer.

De plus, dans le but de réduire le risque pour nos collectivités et d’éviter qu’une tragédie similaire celle de Lac-Mégantic se reproduise, nous renforcerons les règlements sur la sécurité ferroviaire du Canada et donnerons aux organismes de réglementation les instruments requis pour protéger notre milieu contre les déraillements de train, en particulier ceux qui impliquent des matériaux dangereux. Nous financerons des voies de contournement de transport de marchandises et la construction de gares de triage loin des zones peuplées.

5

Mettre fin aux exportations de charbon thermique

Travailler avec les provinces pour garantir l’élimination progressive et rapide des centrales thermiques au charbon au Canada.

Comme c’était le cas pour l’industrie de l’amiante, il est inacceptable pour le Canada de profiter de l’exportation de charbon destiné à être brûlé dans des centrales thermiques étrangères pendant que nous nous efforçons d’éliminer son utilisation au Canada.

Alors que l’énergie solaire s'avère désormais concurrentielle avec les centrales thermiques au charbon, l’utilisation du charbon au pays et à l’étranger engagent le monde sur une voie non durable. Nous devons restreindre l’exportation de charbon thermique à partir des ports canadiens.

6

Prendre nos responsabilités à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Paris

La 21e Conférence des parties (COP21) des Nations Unies aura lieu à Paris, quarante jours après notre élection fédérale. La COP21 représente la dernière, la meilleure et la seule chance pour l’humanité d’éviter une crise climatique intensifiée et d’empêcher un réchauffement global.

Seule l’élection de députés verts au Parlement peut nous garantir que le Canada jouera un rôle de chef de file lors de ces négociations cruciales. Nous nous engageons à agir pour éviter une crise climatique. Nos députés travailleront toujours au-delà des allégeances partisanes étant donné que la seule manière de faire des progrès passe par la coopération et le respect mutuel.

Le Canada a joué un rôle destructeur dans les négociations climatiques durant la longue période au pouvoir de Stephen Harper. Il est plus que temps de rétablir le rôle de chef de file du Canada. Il est révolu l’appui des vieux partis aux nouveaux oléoducs, à l’accroissement de la navigation de pétroliers et l’expansion de la production de sables bitumineux ; seuls les députés verts montreront la voie par une orientation climatique réaliste et pragmatique. Peu nous importe qui sera félicité pour le retour du Canada sur la scène climatique : nous voulons être élus pour que le travail se fasse.

Nous combattrons pour rétablir la réputation du Canada en tant que pays inspirant à un moment charnière de l’histoire de l’humanité.

Les élections du 19 octobre 2015 doivent nous permettre de reprendre en main notre pays.