Une économie durable

Une économie durable


pour les générations futures.

Le Canada frôle la récession pour la deuxième fois depuis que Stephen Harper est devenu premier ministre. Sa politique malavisée qui tend à éliminer le déficit, risque maintenant d’aggraver la récession.

Nous avons la technologie, nous avons les citoyens et nous avons les ressources. Nous formons l’une des plus riches nations du monde dans tous les sens du terme. Aujourd’hui, notre économie produit 50 pour cent plus de richesse par habitant qu’il y a une génération à peine. En dépit de la mauvaise gestion des Conservateurs, notre économie demeure solide.

Néanmoins, les Canadiens deviennent économiquement plus limités que jamais auparavant. En dépit du fait que les ménages nécessitent l’apport de deux revenus, la génération actuelle de familles est confrontée à des coûts de logement, d’éducation et de garde d’enfants de plus en plus hors de leur portée et font face à l’augmentation de dettes sans précédent. Les baby-boomers constatent que leurs enfants ne pourront jamais profiter du niveau de vie dont eux-mêmes ont pu bénéficier.

Pendant ce temps, nos dirigeants politiques répètent sans cesse que les coffres du gouvernement sont vides. Des réductions draconiennes du taux d’imposition des grandes sociétés ont permis l’accumulation de grandes quantités d’argent dans les comptes bancaires des grandes entreprises. L’ancien gouverneur de la Banque du Canada appelait cela « de l’argent mort » et il y en a beaucoup. Plus de 600 G$, équivalant à 32 pour cent de notre PIB est détenu dans les comptes bancaires des sociétés, non réinvestis et qui ne rapportent rien du tout, de l’argent qui ne profite à personne. Les vieux partis ont négligé de financer à temps les programmes essentiels et ont préféré proclamer qu’il n’y avait aucun argent frais pour les services de santé, l’éducation, les pensions, les infrastructures, la sécurité publique ou la recherche scientifique.

Cet écart grandissant entre la richesse sans précèdent produite par l’économie canadienne et l’insécurité économique croissante des Canadiens nous oblige à prendre des mesures décisives pour bâtir à long terme une économie durable et profitable à tous les Canadiens.

Nous devons immédiatement renforcer les secteurs qui profitent d’un dollar canadien faible et investir dans le secteur manufacturier, le tourisme, les produits forestiers à valeur ajoutée et les industries culturelles. Nous devons renouveler l’engagement fédéral à promouvoir le tourisme et enfin accueillir la révolution économique du 21e siècle tant attendue, celle des technologies propres.

Ces mesures agiront contre la baisse de notre productivité, conséquence des années Harper. Pour la première fois, le Canada traîne loin derrière les États-Unis en ce qui concerne la productivité. Nous sommes une nation d’innovateurs. Bien que les politiques de Harper aient annulé nos progrès économiques nous reléguant à un rôle secondaire de fin du 19e siècle, les Canadiens sont déjà prêts à prospérer dans une économie durable et propre au 21e siècle, où de plus en plus, la recherche et le développement d'innovations découleront de la fabrication de technologies propres.

Parce que les générations futures comptent sur nous, nos priorités économiques sont :

1

Établir un Fonds canadien des générations durable

Nous aspirons à garantir un Fonds d’investissement en formation des compétences, en éducation, en efficience énergétique et en développement des produits renouvelables et des technologies émergentes durant les prochaines décennies.

Nous capitaliserons ce fonds en augmentant les recettes grâce aux entrées du taux d’imposition aux grandes entreprises équivalant à celui de 2009 (19 %), à l’élimination des paradis fiscaux et des crédits d’impôt utilisés par les citoyens extrêmement riches, à la taxation de la pollution et du gaspillage, à la croissance de l’efficience de notre régime fiscal et par des ententes provinciales en vue d’accroître les redevances sur l’exploitation des ressources.

Il est plus que temps d’effectuer une refonte de notre régime de taxation en l’orientant vers l’économie du 21e siècle. En nous basant sur les principes fondamentaux de justice, d’efficience et d’équité, nous éliminerons les exemptions aux cas particuliers et les exemptions fiscales en faveur de l’intérêt des privilégiés. Ces allégements fiscaux à la pièce compliquent à outrance notre système fiscal. Nous voulons que le régime fiscal aide les Canadiens au lieu de les restreindre. Ces mesures permettront à l'ensemble des Canadiens de profiter d'un régime fiscal.

Le Canada est l’un des endroits les plus sûrs au monde pour investir. Plutôt que d’investir à l’étranger, on investira la plus grande partie du Fonds canadien des générations durable ici au Canada, dans l’emploi, l’éducation, les infrastructures, les petites entreprises et les collectivités du pays.

2

Mettre en place un Plan national de création d’emplois durables

Créer des emplois pour les Canadiens en investissant dans nos collectivités

Bâtir une économie durable est une affaire sérieuse. Des cycles d’expansion et de récession dans l’industrie de l’extraction ont prélevé un lourd tribut aux familles et aux collectivités canadiennes; il est plus que temps d’investir dans des emplois durables, à long terme et locaux.

Le Fonds canadien des générations durable fera des investissements dans les métiers, l’apprentissage, l’éducation et garantira que chaque Canadien ait les compétences et la formation pour prospérer aujourd’hui et contribuer à bâtir le Canada de demain. Ces investissements dans la formation des compétences complètent les investissements ciblés dans les infrastructures nationales en matière d’efficience énergétique, d’énergie renouvelable, de production, de mises à niveau numériques, de fabrication technopropre, de tourisme, d’économie créative et de technologies émergentes.

L’écart entre les besoins de financement des infrastructures de nos villes, et les fonds qu’elles reçoivent atteint des seuils critiques; le déficit des infrastructures du Canada est évalué à près de 350 G$. Nous nous efforcerons de combler ce fossé en transférant 6,4 G$ par année, un point de pourcentage de la TPS, aux infrastructures municipales, ce qui assurera à long terme une stabilité de financement aux municipalités canadiennes, créera de bons emplois locaux et bâtira des villes dynamiques, sécuritaires et habitables.

Nous créerons une Banque canadienne pour les infrastructures destinée à fournir des fonds plus solides et innovateurs, et à investir dans des partenariats dont le but est de bâtir des ponts plus sécuritaires, de meilleures routes, des usines de traitement des eaux usées modernes, des logements abordables, un transport public efficient et d'augmenter la capacité d’accès à internet, permettant à des milliers de Canadiens d'obtenir un emploi.

Nous créerons d’autres emplois durables en rétablissant et en étendant les crédits d’impôt à la rénovation domiciliaire pour inciter les individus et les entreprises à rendre leurs maisons et leurs entreprises plus efficientes énergétiquement par l’installation d’isolation à efficience élevée, de chauffage à énergie solaire et électrique, d’électroménagers écoénergétiques et d’infrastructure d’accessibilité universelle. Nous lancerons une armée de charpentiers, d’électriciens et d’entrepreneurs pour nous attaquer aux édifices publics désuets tels que les écoles, les universités et les hôpitaux au prise avec des infiltrations d’eau afin de colmater les fuites qui augmentent les coûts et les gaz à effets de serre. Ces changements, nécessaires à eux seuls, réduiront les émissions de carbone de 30% à l’échelle nationale.

3

Sabrer la dette étudiante du Canada dès aujourd’hui et annuler les droits de scolarité au collège et à l’université

Il est temps de rompre le statu quo en éducation au Canada et d’abolir les droits de scolarité au cégep, à l’université et en formation professionnelle. Qu’on pense à l’Allemagne, à l’Autriche, à la Norvège, à la Suède ou à la Finlande. Il a été démontré que la gratuité scolaire appliquée aux études postscolaires augmentait la prospérité, l’égalité, la productivité et la compétitivité économique.

Nous commencerons à investir dans l’avenir du Canada en garantissant la gratuité des droits de scolarité pour les étudiants aux moyens financiers insuffisants, incluant la fin du plafond de 2% des frais de scolarité pour les premières nations, les Métis et les Inuits. Grâce à des consultations et à la collaboration des gouvernements provinciaux, des universités et des cégeps, nous abolirons les droits de scolarité en éducation post secondaire et en formation de compétences, éliminant ainsi le principal obstacle à la réussite scolaire. Nous savons que la réussite du Canada nécessite une population éduquée; pourtant nous imposons à nos jeunes des dizaines de milliers de dollars de dette d’études. Notre plan est d’éliminer toute dette étudiante actuelle ou future jusqu’à 10 000 $. Nous abolirons les frais d’intérêts sur les prêts aux nouveaux étudiants et nous augmenterons le financement des bourses.

Il est inacceptable aux yeux du Parti vert et il devrait être inacceptable à chaque Canadien que le taux de chômage chez les jeunes canadiens s'élève jusqu'à deux fois la moyenne nationale. Le taux de chômage réel des jeunes est probablement plus élevé en raison du fait que plusieurs d'entre eux abandonnent la recherche du premier emploi et ne sont plus considérés comme étant actifs sur le marché du travail.

Investir dans les compétences, la formation et l’éducation des Canadiens représente un moyen assuré de créer de vrais emplois, l’épine dorsale de l’avenir du Canada en tant que superpuissance d’une économie durable. Bien que de nombreux jeunes décrocheurs soient piégés de ne pouvoir être embauchés à un premier emploi en raison de leur manque d’expérience, il devient nécessaire de soutenir l’obtention de ce premier emploi et d’augmenter leur chance d’acquérir cette première expérience. Les Verts créeront un service national communautaire et environnemental qui fournira 1 G$ par année aux municipalités pour aider les jeunes Canadiens à intégrer le marché du travail. Il s'agit d'une mesure nécessaire afin de favoriser une économie florissante.

4

Créer des partenariats à long terme avec les premières nations pour favoriser un développement vraiment responsable des ressources dans l’intérêt de tous

Inaugurer une nouvelle ère de respect et de partenariat entre les nations commence par la reconnaissance des droits et titres inhérents des autochtones.

Nous travaillerons de concert à la négociation des aménagements globaux en matière d’autonomie autochtone. Nous abolirons la Loi sur les Indiens. Notre Conseil des gouvernements canadiens inclut les dirigeants des premières nations, des Métis et des Inuits en tant que partenaires de plein droit dans le processus décisionnel intergouvernemental pour le bien de tous les citoyens –et pas seulement sur les questions autochtones.

Nous reconnaissons que les collectivités des premières nations ont été en première ligne de la lutte contre les projets de développement des ressources irresponsables comme l’oléoduc d’Enbridge. Nous collaborerons avec les premières nations ainsi qu’avec les provinces pour favoriser un développement responsable des richesses et des ressources naturelles du Canada pour tous les Canadiens. Il est impératif d’obtenir d’abord l’accord des peuples qui vivent sur ces territoires traditionnels.

Un développement responsable des ressources implique d’assurer le rôle de fiduciaire du Canada sur les organismes vivants ainsi que sur les richesses naturelles. En établissant des règles strictes sur le développement industriel, nous avons l’intention de limiter le gaspillage et la pollution environnementale, de restreindre le contrôle étranger sur les ressources canadiennes et de mettre fin aux projets à haut risque de transport de bitume brut par oléoducs et pétroliers.

En investissement massivement dans la formation de compétences spécialisées, en étendant l’appui aux programmes de métiers et d’apprentissage et en augmentant la valeur par le traitement des ressources ici au Canada, nous créerons de bons emplois dans le secteur des ressources et dans les collectivités locales. Tout cela en garantissant aux Canadiens qu’ils auront leur mot à dire dans le développement de nos ressources.

5

Placer les PME canadiennes au premier plan

Voir à ce que les propriétaires de PME canadiennes et les entrepreneurs aient accès aux fonds dont ils ont besoin pour créer des emplois locaux et revitaliser l’économie locale.

Les PME et les Canadiens qui en sont propriétaires représentent le moteur principal de notre économie. Ils créent plus d’emplois que tout autre secteur. Ces revenus et profits demeurent dans la collectivité et fournissent des emplois stables. Leur flexibilité leur permet de répondre aux demandes du marché avant les multinationales.

Prioriser les PME canadiennes signifie la réduction de la paperasse, la mise en vigueur d’un principe « PME d’abord » et l'instauration de nouvelles lois et règlements fédéraux ravivant ce milieu économique pour que les entreprises et les entrepreneurs locaux puissent prospérer sans entraves.

Nous créerons une Subvention à la commercialisation des technologies vertes de 1 G$ par année financée par le fédéral afin d’accélérer les technologies émergentes et de donner aux entrepreneurs canadiens une longueur d’avance. En favorisant un plus grand accès du financement au démarrage, la Subvention à la commercialisation des technologies vertes aidera nos entrepreneurs à peser davantage sur l'échiquier international. Elle encouragera la mise en marché d’innovations vertes, fera croître notre économie durable et créera de bons emplois locaux.

6

Favoriser l’alimentation locale et les petits producteurs

En cette ère où dominent les multinationales de l’alimentation, nous voulons rééquilibrer les forces en créant des économies locales fortes stimulées par les petits producteurs.

Le marché des aliments locaux et biologiques croît rapidement et une nouvelle génération de jeunes Canadiens veut adopter de nouvelles méthodes agricoles. La mise sur pied d’entreprise dans ce domaine demeure toutefois ardue et entraîne un risque financier que la relève ne peut encourir.

Nous sommes convaincus que les Canadiens désirant se lancer en agriculture devraient recevoir l’appui nécessaire pour y parvenir. Nous financerons l’agriculture soutenue par la communauté (ASC), les marchés fermiers, les fermes et les producteurs à petite échelle ainsi que les vignobles et les microbrasseries.

Enfin, nous changerons de cap en matière de recherche en priorisant le biologique et le durable plutôt que les biotechnologies et les élevages à haute consommation d’énergie. Nous entendons profiter des 20 années d’expériences du système des Plans agroenvironnementaux pour y parvenir.