Des collectivités fortes

Des collectivités fortes


parce que le Canada dépend de nous.

Au fond, le Canada est une collectivité de collectivités qui travaillent de concert selon des objectifs partagés. Notre pays a besoin d’un gouvernement qui investira dans les fondements sur lesquels reposent nos quartiers : des soins de santé au transport en commun, de la garde d’enfants aux parcs publics, des ponts à l’agriculture locale; toujours dans le but d’augmenter l’accessibilité et la viabilité des villes.

La situation actuelle ne convient plus à de nombreux Canadiens. Le rêve de posséder une maison ou de louer un logement abordable devient inaccessible. Les Canadiens doivent payer de plus en plus de leur poche, des médicaments d’ordonnance aux soins dentaires, tandis que la garde d’enfants devient de plus en plus inabordable. Aujourd’hui, même les ménages à deux revenus éprouvent de la difficulté à boucler les fins de mois.

Les gouvernements fédéraux successifs ont laissé aller des infrastructures cruciales sans effectuer les tâches d’entretien requises. Ils ont peu investi dans les infrastructures afin de rendre nos cités productives et nos villes vivables. Des ponts désuets, un transport public insuffisant, une infrastructure ferroviaire inexistante : tous ces problèmes dont maintenant la norme au lieu d’êtres des exceptions. Nous voulons investir dans nos collectivités comme les générations précédentes ont investi dans les systèmes que nous avons malheureusement laissé tomber en décrépitude. Une économie moderne du 21e siècle a besoin d’infrastructures à niveau.

Parce que le Canada en dépend, nos principales priorités pour bâtir des collectivités canadiennes fortes sont les suivantes :

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Défendre les services de santé publique du Canada

Défendre les services de santé universels à payeur unique. Ramener toutes les parties à la table pour renouveler l’Accord sur la santé. Innover en soins de santé grâce aux dossiers de santé électroniques, aux équipes médicales axées sur le patient et le médecin de famille qui travaille avec des infirmiers-praticiens, des pharmaciens, des sages-femmes, des naturopathes et d’autres spécialistes.

Étendre les soins de santé pour défrayer les médicaments d’ordonnance de tous les Canadiens et la couverture dentaire publique pour les jeunes à faible revenu (de moins de 18 ans), de même que renforcer l’accent sur les soins de santé préventifs.

Chaque pays développé du monde doté d’un système universel de soins de santé offre une couverture de médicaments d’ordonnance sauf le Canada. Des soins de santé vraiment universels permettraient à tous les Canadiens de se procurer les médicaments dont ils ont besoin. Le Parti vert se battra pour étendre la couverture des soins de santé publics aux médicaments d’ordonnance.

Nous mettrons en œuvre un Plan national d’assurance médicaments qui, grâce à l’avantage de l’achat en gros, fera effectivement économiser au Canadien 11 G$ par année. Il profitera en particulier aux citoyens plus âgés qui dépensent le plus en médicaments d’ordonnance et il permettra aux médecins et aux praticiens de mieux suivre leurs patients qui courent un risque de surmédicamentation. Nous serons beaucoup plus rigoureux quand il s’agit d’évaluer les demandes de nouveaux médicaments. Nous rejetterons les médicaments connus pour rendre malades plus de gens qu’ils n’en soignent. En même temps, notre Plan offrira une couverture aux millions de Canadiens qui sont forcés de payer de leurs poches des médicaments d’ordonnance chaque année.

Il est déplorable que dans un pays aussi riche que le Canada, nos enfants n’aient pas un accès garanti sans frais à des soins dentaires de qualité. Dans le but de juguler la crise chez les moins nantis de notre société, nous étendrons notre couverture publique de soins de santé afin d’inclure la couverture dentaire pour les Canadiens à faible revenu de moins de 18 ans.

Les Canadiens savent que la meilleure manière d’alléger le fardeau de notre système de soins de santé est de nous assurer en premier lieu d’éviter de tomber malades. En dépit de cette précaution, notre système médical demeure curatif et non préventif. Nous avons l’intention de travailler avec les provinces afin d’élaborer des lignes directrices de soins de santé préventifs qui proposent des modes de vie et des diètes sains, dynamiques, faisant épargner des millions à notre système de santé tout en protégeant la santé des Canadiens des maladies éventuelles.

Comme première mesure à prendre après cette mise en place, nous veillerons à ce que la conférence nationale sur la maladie de Lyme, requise par la loi dans le premier projet de loi du Parti vert, élabore une stratégie nationale pour faire face à cette menace croissante. Dès novembre 2015, celle-ci sera présidée par le ministre de la Santé fédéral.

Pour améliorer la santé publique, nous adopterons des règles strictes pour interdire les produits chimiques cancérigènes dans nos aliments et nos produits de consommation.

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Mettre en œuvre une Stratégie nationale pour les aînés

La démarche des Conservateurs quant à la politique publique n’est qu’une suite de combines décousues et de projets électoralistes. Les aînés du Canada méritent mieux. Nous nous efforcerons grâce au Conseil des gouvernements canadiens d’élaborer une stratégie nationale pour les aînés comprenant les volets suivants :

  • un Plan de logement, avec un soutien aux soins à domicile abordable et prévisible;
  • le Revenu de subsistance garanti pour veiller à ce qu’aucun Canadien ne vive dans la pauvreté;
  • l’assurance médicaments laquelle profite grandement aux aînés;
  • une Stratégie nationale sur la démence, incluant des lits de soins de longue durée dans des centres locaux;
  • une démarche en appui au principe « vieillir chez soi »;
  • la protection des pensions, extension du RPC;
  • la promotion des programmes intergénérationnels qui permettent à nos enfants, des tout-petits aux élèves du secondaire, de visiter les aînés et de nouer des relations –des programmes bénéfiques pour les deux générations;
  • du transport en commun convenable et sécuritaire en appui à un mode de vie indépendant;
  • l’accès équitable aux logements pour augmenter le pouvoir d’achat;
  • Répondre à la décision de la Cour suprême du Canada de permettre l’aide médicale à mourir.

Les plus grands enjeux du vieillissement touchent les aînés vivant dans la pauvreté dont une part disproportionnée sont des femmes. Bien que le pourcentage des aînés vivant dans la pauvreté ait chuté de façon draconienne d’un sommet de près de 30 pour cent en 1976, à un creux de 4,7 pour cent en 2 007, les taux de pauvreté chez les aînés ont commencé à monter une fois de plus, de 5,8 pour cent en 2008. Nous devons réagir aux difficultés économiques des aînés.

Le Parti vert appuie le prolongation du RPC comme le régime de retraite le plus fiable et le plus prévisible.

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Éliminer la pauvreté et remettre en question les inégalités

Établir un Revenu de subsistance garanti; garantir un salaire égal pour un travail égal; garantir une garde d’enfant de qualité supérieure pour chaque famille canadienne qui le désire, tout en fournissant un programme de nutrition scolaire, soit donner des produits sains aux enfants à l’école pour les aider à mieux apprendre.

En dépit du nombre croissant de ménages à deux revenus, les familles canadiennes trouvent de plus en plus difficile de joindre les deux bouts. Les programmes et les politiques du Parti vert réduiront l’inégalité de revenu et feront en sorte que tous les Canadiens aient la possibilité de prospérer.

Nous établirons progressivement un Revenu de subsistance garanti pour veiller à ce que le revenu de personne ne tombe sous le seuil nécessaire à la santé, à la vie et à la dignité. Nous collaborerons avec tous les échelons de gouvernement par l’entremise du Conseil des gouvernements canadiens, à remplacer des solutions inadéquates pour contrer la pauvreté, comme le bien-être et les programmes pour les personnes handicapées, par le financement du Revenu de subsistance garanti.

Fournir à nos citoyens les plus à risque les ressources dont ils ont besoin pour joindre les deux bouts réduit grandement l’encombrement des urgences, des services sociaux et des tribunaux, tout en faisant économiser à la société canadienne et en donnant le pouvoir à tous les citoyens de surmonter ces périodes de précarité. En premier lieu, le Parti vert instaura un salaire minimum fédéral de 15 $ l’heure.

Nous mettrons en œuvre une Stratégie nationale du logement fondée sur les principes du droit au logement. Cela veut dire offrir aux personnes itinérantes un logement indépendant et permanent, puis d’offrir des services supplémentaires s’il y a lieu. Cette stratégie garantira la dignité et l’appui aux Canadiens en marge de notre société afin d’intervenir et réduire l’itinérance tout en réduisant le fardeau sur nos services d’urgence et de santé.

Notre Stratégie nationale du logement évaluera tout l’éventail des besoins : le logement social pour les personnes à statut précaire, le traitement de la maladie mentale, l’intervention en cas de crise du logement chez les premières nations, les Métis et les Inuits, de même qu’il palliera aux déficiences du marché privant ceux qui ont un revenu décent d’avoir accès au logement abordable. Nous garantirons que tous les besoins de logements seront satisfaits, qu’il s’agisse des aînés, des jeunes ou de la classe moyenne en difficulté.

Il est totalement inacceptable qu’au Canada en 2015 que les Canadiennes gagnent en moyenne moins de 8 000 $ par année que leurs homologues masculins à travail égal. Nous combattrons cette discrimination sexuelle en milieu de travail, dans la société en général et veillerons à ce que le Canada élimine cet écart salarial entre les sexes une fois pour toutes.

Bien que nous devions continuer à contrer les préjugés sexuels profondément ancrés dans la société canadienne, cela prendra du temps. Une mesure importante à prendre sera de garantir une garde d’enfants abordable et de qualité supérieure. Nous collaborerons avec les provinces, les territoires et les collectivités autochtones en vue d’établir des places en garde d’enfant accessibles,pratiques et abordables pour toutes les familles canadiennes qui le souhaitent. Nous appuierons les femmes qui souhaitent retourner sur le marché du travail. Le Parti vert est convaincu que la garde d’enfants en milieu de travail présente plusieurs avantages : elle améliore le temps consacré aux enfants et l’accès aux enfants durant la journée de travail, prolonge les possibilités d’allaitement maternel, améliore la productivité des employés, améliore la pratique du transport public quand les parents et les enfants partagent leur destination le matin. Les exemptions fiscales aux employeurs pour la création d’espaces de garde d’enfants en milieu de travail sont un instrument parmi de nombreux autres que nous utiliserons pour garantir aux familles les espaces dont elles ont besoin.

4

Bâtir des premières nations et des collectivités autochtones fortes

Nous devons mettre en œuvre les conclusions de la Commission de vérité et réconciliation. La voix de la justice, de la guérison et de la réconciliation commence par l’acceptation d’une pénible réalité des horreurs des pensionnats où les «indiens» ont été victimes d’une politique de génocide culturel. Les dommages ne peuvent être annulés et tenter de compenser les familles est utopique. Il faudra faire collectivement cette admission.

La vraie réconciliation prendra du temps. Et pendant que nous travaillons à bâtir un nouveau partenariat de nation à nation, fondé sur le respect et la compréhension mutuels, le gouvernement fédéral doit prendre d’urgentes et d’importantes mesures pour rétablir les relations sur une base plus solide.

Nous commencerons par reconnaître les droits et les titres autochtones et nous négocierons de bonne foi pour régler les revendications territoriales, en vue d’établir des traités et des ententes d’autonomie gouvernementale et procéder à l’abrogation de la Loi sur les Indiens selon le vœu consensuel des premières nations. Nous respecterons les droits des premières nations de prendre la direction des projets de développement sur leurs territoires traditionnels.

Nous devons offrir de l’espoir aux collectivités autochtones. Cela signifie garantir l’accès aux services publics de qualité pour toutes les premières nations, les Métis et les Inuits. Cela requiert un financement adéquat au logement, à l’éducation et aux soins de santé, tant dans les réserves que hors des réserves. Nous chercherons à élargir l’infrastructure des soins de santé ruraux en investissant dans la télémédecine et les unités médicales mobiles pour garantir aux collectivités autochtones l’accès aux soins vitaux.

La crise permanente des femmes autochtones disparues et assassinées doit être traitée d’urgence. Nous amorcerons une enquête nationale et lutterons pour faire en sorte que la violence structurelle contre les collectivités autochtones trouve une solution.

Nous reconnaissons également l’importance cruciale de défendre les langues et les cultures, et nous fournirons de nouveaux fonds fédéraux pour une éducation culturellement appropriée dans les langues traditionnelles.

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Nous annulerons les réductions de fonds pour CBC-Radio-Canada

Nous investirons 285 M$ la première année de notre nouveau parlement vert et 315 M$ chaque année subséquente afin de protéger notre diffuseur national.

Nous ferons en sorte que Radio-Canada et CBC reçoivent des fonds adéquats et stables; nous annulerons la réduction de 117 M$ des Conservateurs de Harper et nous investirons 168 M$ de plus en plus de 315 M$ chaque année au rétablissement de la couverture locale de Radio-Canada et CBC. Nous restaurerons également les structures de gouvernance du diffuseur public pour mettre fin à l’influence politique des nominations partisanes au conseil d’administration.

Il est absolument nécessaire de réinvestir pour que Radio-Canada assure son mandat public et national. Cela veut dire garantir à notre diffuseur public les ressources et l’expertise pour assurer une couverture locale, de nos plus grandes collectivités à nos plus petites. Radio-Canada et CBC permettent de nous définir. . Nous ferons en sorte que ces deux sociétés reçoivent les fonds adéquats et durables pour qu’elles continuent à enrichir notre vie pendant des années à venir.

De plus, nous augmenterons les fonds à tous les organismes des arts et de la culture au Canada dont le Conseil des arts du Canada et Téléfilm Canada.

En plus de rétablir les fonds de Radio-Canada et CBC, nous nous efforcerons de rebâtir la gouvernance de nos institutions des arts et de la culture en vue de prévenir d’éventuelles ingérences politiques, de prévenir la concentration des médias canadiens et de défendre la liberté et l’intégrité d’internet en mettant en évidence le principe de « neutralité web » dans les lois canadiennes.

Nous devons prendre très au sérieux la menace du partenariat Transpacifique et ses dispositions sur les sociétés d’État. S’il est adopté, il pourrait miner notre capacité de maintenir plusieurs services fournis par les sociétés d’État, dont nos industries culturelles.

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Protéger Postes Canada

Un service de courrier quotidien à votre porte

Les Canadiens du 21e siècle méritent un service postal à leur porte. Postes Canada connait un déclin du service de courrier, mais une augmentation des livraisons de colis. L’incidence d’internet agit de deux façons : plus de courriels réduisent le nombre de lettres par la poste, tandis que le magasinage en ligne accroît le nombre de colis. Les petites entreprises dépendent beaucoup du service postal. Nous ne pouvons nous permettre de perdre une institution forte comme Postes Canada.

Heureusement, Postes Canada est encore rentable. À l’avenir, elle doit être durable et rentable. Le STTP demande depuis longtemps une diversification des services. C’est particulièrement judicieux, car Postes Canada existe dans chaque collectivité, grande et petite. À mesure que les banques commerciales se retirent physiquement de nombreuses collectivités, Postes Canada peut offrir plus de services nécessaires à ses résidents. D’autres pays ont permis à leurs services postaux de vendre de l’assurance, de fournir des services bancaires et d’autres services aux collectivités éloignées. Le modèle Israélien où le service postal s’est diversifié grâce à la vente de soixante-dix produits et de services distincts est remarquable.

Nous annulerons les dernières décisions de réduire la livraison à domicile et nous relancerons Postes Canada sur une voie profitable à tous.

7

Assurer la sécurité de nos collectivités

Assurer la tranquillité d’esprit des Canadiens en annulant les réductions de fonds et en réinvestissant dans la préparation en cas de catastrophe, la formation et l’équipement des organismes qui assurent la sécurité de nos collectivités.

Nous devons faire en sorte que les Canadiens chargés de notre sécurité soient dotés de toutes les ressources nécessaires, bien entraînés et équipés pour remplir leur mission. Que ce soient les Forces canadiennes ou les forces civiles comme la Garde côtière, les gardes forestiers, les patrouilles de pêche, l’Agence spatiale canadienne et les Rangers du Nord. Nous rouvrirons les stations de la Garde côtière fermées sur nos côtes.

Assurer la sécurité de nos collectivités signifie renforcer la capacité de défense du Canada en hiérarchisant les rôles et les missions de nos forces qui se concentrent sur le maintien de la paix, les missions défensives avec nos alliés, les patrouilles frontalières, nordiques, de même que les patrouilles des gardes-côtes, les missions de recherche et de sauvetage et la patrouille de nos parcs.

Reconnaître le rôle crucial que nos forces jouent signifie également respecter et prendre vraiment soin de nos anciens combattants. Les anciens combattants canadiens méritent notre reconnaissance et notre appui inconditionnels qui se traduisent par l’assurance de pensions généreuses. Nos anciens combattants ne devaient jamais être forcés de se défendre devant les tribunaux pour obtenir des prestations à long terme ou pour obtenir que les promesses de prestations d’invalidité soient tenues.

Nous rouvrirons les bureaux d’Anciens Combattants Canada dans l’ensemble du pays et annulerons les coupures de 20 M$ subies par cet organimse. Nos anciens combattants méritent mieux que d’être mis en attente par un numéro 1-800 du gouvernement auquel nul ne répond. Ils doivent recevoir l’aide dont ils ont besoin de la part d’une personne compatissante qui comprend leur situation. Nous assurons l’accès aux chiens guides entraînés pour aider les anciens combattants qui souffrent de trouble de stress post-traumatique.

Assurer la sécurité de nos collectivités signifie surtout que nous bâtissions notre préparation en cas de catastrophe. Nous investirons dans des plans d’intervention en cas de secousses sismiques, d’incendies de forêt, d’inondations et de raz-de-marée.Ainsi nous serons en mesure d’intervenir en cas de catastrophes naturelles extrêmes qui deviennent plus courantes au fur et à mesure que se manifestent les changements climatiques.