Plateforme

Prendre l’avenir en main

Au fond, je suis une grande optimiste.

Bien que mes fonctions m’obligent à évaluer les enjeux et les dangers qui se pointent à l’horizon, je sais que des citoyens qui travaillent ensemble peuvent surmonter bien des difficultés. C’est ce qui fait de nous des Canadiens : la conviction qu’en travaillant fort, nous pouvons prendre en main notre avenir.

Le programme du Parti vert représente le Canada, notre démocratie, notre économie, nos collectivités, notre avenir. Il parle des gens, de chacun d’entre nous, de la place que nous occupons au pays et des services essentiels dont nous avons tous besoin pour vivre en sécurité, heureux, comblés de nos richesses communes.

Certains pensent que le Parti vert est le parti d’une seule idée :ce n’est pas vrai. En effet, vous me connaissez comme celle qui s’est tenue debout depuis quarante ans dans le but de protéger l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons et la terre qui nous fait vivre. Mais vous savez aussi que je suis une fervente défenseure de démocratie, de politiques économiques sensées, de respect et d’ouverture, de justice et d’équité.

Regardez ce que nous proposons pour faire du Canada un pays tourné vers l’avenir. Mais n’arrêtez pas là. Posez-nous les dures questions sur la façon dont nous allons collaborer avec les autres partis lors de la prochaine législature pour agir pour le bien-être du pays. Ensuite posez ces mêmes dures questions aux autres leaders. Vous méritez des réponses. Les promesses ne sont tout simplement pas suffisantes.

Notre programme porte sur quatre enjeux principaux : l’économie, les communautés, le gouvernement et le climat. Ces politiques ont été élaborées démocratiquement par des citoyens venant de tous les horizons au Canada, de chaque province, de chaque territoire et de chaque terre ancestra Les Canadiens m’inspirent. En tant que leader du Parti vert, je travaille fort pour que les citoyens soient entendus. Je veux aider les citoyens qui ont besoin d’aide, ’appuyer les petites entreprises et les communautés locales pendant que nous devenons plus forts. Plus que jamais, lors de cette élection, les Canadiens peuvent voter selon leurs convictions, non pas avec peur, mais plutôt avec espoir. Vous trouverez, à la lecture de ce programme, l’optimisme, la confiance et des projets terre-à-terre conçus par des Canadiens dans une perspective d’un meilleur avenir.

J’espère qu’ils vous inciteront à vous joindre à nous et à voter Vert le 19 octobre.

Elizabeth May

La signature d'Elizabeth

Cheffe du Parti vert du Canada

Daniel

Prendre l’avenir en main.


Notre vision d’un Canada fort, sécuritaire et durable.

Le Canada demeure un îlot de paix, de liberté et de stabilité dans un monde de conflits et d’incertitudes.

Les Canadiens sont issus d’une population unie par le travail acharné, le respect mutuel et par la collaboration. Nous savons que ce sont nos familles, nos collectivités et notre travail d’équipe qui nous rendent forts. Nous considérons la diversité de notre nation non comme un poids, mais plutôt comme une force partagée, une source de fierté.

Ensemble, nous avons bâti l’un des pays les plus riches au monde, enrichi d’une population compétente et pleine de ressources, de ressources naturelles abondantes et d’une économie hautement productive. Nous avons bâti un pays doté d’un régime de santé universel, d’une éducation publique, d’un filet de sécurité sociale qui nous protège lors de périodes difficiles et d’un régime de prestations qui nous assure une sécurité à la retraite. Au cours des dernières années, les valeurs nationales, l’environnement naturel et les qualités individuelles qui nous ont permis de bâtir le Canada que nous connaissons et aimons, ont été durement mis à l’épreuve.

Au lieu de créer de bons emplois, stables et bien rémunérés, les Conservateurs de Stephen Harper ont affaibli l’économie canadienne en la concentrant uniquement sur le développement d’industries polluantes. Ils ont manqué à leurs responsabilités de dirigeants en sabrant dans les = services essentiels publics, en subventionnant les sociétés multinationales étrangères et en accordant des réductions fiscales à la minorité la mieux nantie. Ils ont accordé des privilèges aux sociétés étrangères et nous ont assujettis aux intérêts des investisseurs de la République populaire de Chine. Ils ont omis de nous unir en cas de conflit et d’incertitude, préférant choisir cyniquement de diviser notre nation à des fins partisanes. Ils n’ont pas réagi face à la crise climatique, préférant jouer notre avenir avec toujours plus d’oléoducs, en plus de fractionner les sols pour l’extraction de gaz et de permettre le passage de pétroliers dangereux sur nos cours d’eau.

En vue de surmonter les effets pervers de ces dix dernières années, notre programme vise à établir un plan pour faire progresser le Canada et restaurer les valeurs qui ont fondées notre pays.

Notre plan économique consiste à investir auprès des citoyens, à la création de bons emplois, tout en mettant l’accent sur les compétences, le savoir et le développement des ressources durables. Notre plan prévoit le renforcement des collectivités comme fondement d’un pays solide et garantit des investissements dans les infrastructures, en éducation et dans les services essentiels de santé pour faire de notre vision une réalité.

Ce plan propose des réformes démocratiques qui auront pour incidence de rendre nos politiciens plus responsables, notre parlement plus accessible et notre système électoral plus représentatif.

Notre plan est basé sur des solutions qui fonctionnent déjà ailleurs dans le monde. Nous financerons la recherche pour trouver de nouvelles solutions et augmenterons les impôts payés par les entreprises polluantes.

Actuellement le Canada fait bande à part en omettant tout objectif ou toute stratégie nationale quant aux problèmes pressants auxquels sont confrontés les pays industrialisés. Nous sommes le seul pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) qui n’a aucune politique nationale de l’énergie, de logement, d’éducation, de transport, de services de santé, du climat ou de la culture. Nous comprenons que dans une fédération comme la nôtre, un seul échelon de gouvernement ou un seul parti politique ne détient pas toutes les réponses.

Nous devons réinventer les façons de prendre des décisions. Les Verts s’empresseront de créer un Conseil de gouvernements canadiens. En nous fondant sur la Conférence des premiers ministres (une instance ignorée par Stephen Harper), nous convoquerons un conseil composé de représentants de tous les paliers gouvernementaux : fédéral, provincial, territorial, municipal et local de même que les chefs des Premières nations, des Métis et des Inuits. Rassemblés autour d’une même table, ils élaboreront des objectifs nationaux publiquement en toute transparence. Chaque échelon de gouvernement mettra en œuvre la partie du plan relevant de sa compétence. Une harmonisation des politiques garantira l’imputabilité concernant l’utilisation des deniers publics. Ainsi, d’un commun accord, tous ces échelons de gouvernement mettront le Canada sur la voie d’un avenir prospère, durable, bâti sur l’équité et la justice.

Unis par cette vision commune du Canada, les députés verts du prochain Parlement seront vos champions locaux à Ottawa et travailleront en votre nom, au nom de votre famille et de votre collectivité.

Il est temps de prendre notre avenir en main.

Mary lou

Une économie durable


pour les générations futures.

Le Canada frôle la récession pour la deuxième fois depuis que Stephen Harper est devenu premier ministre. Sa politique malavisée qui tend à éliminer le déficit, risque maintenant d’aggraver la récession.

Nous avons la technologie, nous avons les citoyens et nous avons les ressources. Nous formons l’une des plus riches nations du monde dans tous les sens du terme. Aujourd’hui, notre économie produit 50 pour cent plus de richesse par habitant qu’il y a une génération à peine. En dépit de la mauvaise gestion des Conservateurs, notre économie demeure solide.

Néanmoins, les Canadiens deviennent économiquement plus limités que jamais auparavant. En dépit du fait que les ménages nécessitent l’apport de deux revenus, la génération actuelle de familles est confrontée à des coûts de logement, d’éducation et de garde d’enfants de plus en plus hors de leur portée et font face à l’augmentation de dettes sans précédent. Les baby-boomers constatent que leurs enfants ne pourront jamais profiter du niveau de vie dont eux-mêmes ont pu bénéficier.

Pendant ce temps, nos dirigeants politiques répètent sans cesse que les coffres du gouvernement sont vides. Des réductions draconiennes du taux d’imposition des grandes sociétés ont permis l’accumulation de grandes quantités d’argent dans les comptes bancaires des grandes entreprises. L’ancien gouverneur de la Banque du Canada appelait cela « de l’argent mort » et il y en a beaucoup. Plus de 600 G$, équivalant à 32 pour cent de notre PIB est détenu dans les comptes bancaires des sociétés, non réinvestis et qui ne rapportent rien du tout, de l’argent qui ne profite à personne. Les vieux partis ont négligé de financer à temps les programmes essentiels et ont préféré proclamer qu’il n’y avait aucun argent frais pour les services de santé, l’éducation, les pensions, les infrastructures, la sécurité publique ou la recherche scientifique.

Cet écart grandissant entre la richesse sans précèdent produite par l’économie canadienne et l’insécurité économique croissante des Canadiens nous oblige à prendre des mesures décisives pour bâtir à long terme une économie durable et profitable à tous les Canadiens.

Nous devons immédiatement renforcer les secteurs qui profitent d’un dollar canadien faible et investir dans le secteur manufacturier, le tourisme, les produits forestiers à valeur ajoutée et les industries culturelles. Nous devons renouveler l’engagement fédéral à promouvoir le tourisme et enfin accueillir la révolution économique du 21e siècle tant attendue, celle des technologies propres.

Ces mesures agiront contre la baisse de notre productivité, conséquence des années Harper. Pour la première fois, le Canada traîne loin derrière les États-Unis en ce qui concerne la productivité. Nous sommes une nation d’innovateurs. Bien que les politiques de Harper aient annulé nos progrès économiques nous reléguant à un rôle secondaire de fin du 19e siècle, les Canadiens sont déjà prêts à prospérer dans une économie durable et propre au 21e siècle, où de plus en plus, la recherche et le développement d'innovations découleront de la fabrication de technologies propres.

Parce que les générations futures comptent sur nous, nos priorités économiques sont :

Community

Des collectivités fortes


parce que le Canada dépend de nous..

Au fond, le Canada est une collectivité de collectivités qui travaillent de concert selon des objectifs partagés. Notre pays a besoin d’un gouvernement qui investira dans les fondements sur lesquels reposent nos quartiers : des soins de santé au transport en commun, de la garde d’enfants aux parcs publics, des ponts à l’agriculture locale; toujours dans le but d’augmenter l’accessibilité et la viabilité des villes.

La situation actuelle ne convient plus à de nombreux Canadiens. Le rêve de posséder une maison ou de louer un logement abordable devient inaccessible. Les Canadiens doivent payer de plus en plus de leur poche, des médicaments d’ordonnance aux soins dentaires, tandis que la garde d’enfants devient de plus en plus inabordable. Aujourd’hui, même les ménages à deux revenus éprouvent de la difficulté à boucler les fins de mois.

Les gouvernements fédéraux successifs ont laissé aller des infrastructures cruciales sans effectuer les tâches d’entretien requises. Ils ont peu investi dans les infrastructures afin de rendre nos cités productives et nos villes vivables. Des ponts désuets, un transport public insuffisant, une infrastructure ferroviaire inexistante : tous ces problèmes dont maintenant la norme au lieu d’êtres des exceptions. Nous voulons investir dans nos collectivités comme les générations précédentes ont investi dans les systèmes que nous avons malheureusement laissé tomber en décrépitude. Une économie moderne du 21e siècle a besoin d’infrastructures à niveau.

Parce que le Canada en dépend, nos principales priorités pour bâtir des collectivités canadiennes fortes sont les suivantes :

Jose

Un bon gouvernement


parce qu’il est temps de rétablir la démocratie

Un bon gouvernement se fonde sur une planification prudente et rationnelle, un processus décisionnel fondé sur la preuve dans l’intérêt du public. Un bon gouvernement assure une stabilité à long terme, la sécurité contre les menaces intérieures et étrangères et une vision bien au-delà des cycles électoraux de quatre ans.

En respect de ces principes de base, les gouvernements doivent discuter et être à l’écoute des préoccupations des citoyens canadiens. La base de ce processus fondamental est de se donner un gouvernement qui représente la volonté du peuple. Cela signifie mettre fin au scrutin majoritaire uninominal à un tour et mettre fin aux fausses majorités par la création d’un système électoral qui garantit que tous les citoyens aient une voix dans notre gouvernement.

Le Parti vert est le seul parti engagé à mettre fin à la ligne de parti. Les députés des autres partis au Parlement font face couramment aux votes imposés; ils doivent respecter l’allégeance partisane ou faire face aux punitions, comme ne plus avoir le droit de parler en Chambre, ou même d’être expulsés du parti. Aucun député vert ne fera jamais face à un vote imposé. Leur conscience demeurera libre de s’exprimer et de représenter à juste titre leurs commettants, d’abord et avant tout.

Être votre porte-parole à Ottawa, vos champions locaux, c’est l’engagement que les candidats verts prennent puisqu’il est temps de rétablir la démocratie.

Parce qu’il est temps de rétablir la démocratie, nos grandes priorités sont :

Nature

Mesures climatiques vigoureuses


parce que nous vivons ici.

Les changements climatiques représentent à la fois le plus gros enjeu et la plus belle occasion qui se soient présentés au Canada. Tandis que les conséquences de l’échec de la prise en compte des changements climatiques seraient catastrophiques, notre transition vers une économie verte et durable créera de bons emplois locaux, des temps de déplacement plus courts, des villes plus vivables, un air et une eau plus purs.

Notre plan est d’éliminer les carburants fossiles utilisés au Canada d’ici la moitié du siècle. Notre cible à court terme est 40 pour cent sous les niveaux de 2005 d’ici 2025, tandis que nous demandons 80 pour cent de réductions sous les niveaux de 1990 d’ici 2050. Ce sont des cibles ambitieuses. En tant que Canadiens, nous ferons face à cet enjeu. Ce faisant, nous créerons une économie forte, stable et prospère dès maintenant pour nos enfants et nos petits-enfants de demain.

Nous devons élire des députés verts au Parlement afin que les Canadiens profitent de cette transition. Seuls les députés verts se lèveront pour préserver nos fleuves de la navigation intensive de pétroliers, nos rivières et nos parcs des projets d’oléoducs dangereux et notre économie des poursuites ultérieures de projets d’extraction à risque élevé qui menacent la prospérité économique du Canada à long terme. Seuls les députés verts placeront notre économie en position prioritaire afin de récolter les pleins avantages du passage mondial inéluctable vers une économie sans carburant fossile.

Il est temps que le Canada prenne des mesures climatiques vigoureuses.

Parce que nous vivons ici, nos principales priorités environnementales seront :