Délaisser les carburants fossiles pour se conformer à l'Accord de Paris

(Ottawa) – Une fuite au sujet du rapport à venir du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) portant sur l’impact d’un réchauffement éventuel de 1,5 degré Celsius démontre clairement l’insuffisance de la politique du gouvernement Trudeau en matière de climat. En 2015, le GIEC a été chargé de remettre un rapport en 2018 sur les courbes de réduction des émissions nécessaires pour atteindre les cibles fixées à Paris. On apprend qu'il était déjà évident en décembre 2015 que même en supposant la réalisation de l’ensemble des promesses des gouvernements, la hausse des températures allait non pas atteindre 1,5 degré, mais plutôt s’approcher de 3,5 degrés Celsius. Cette fuite confirme que la situation est pire que prévu.

« Le document obtenu révèle que nous allons nous enfoncer et souffrir terriblement des effets des changements climatiques à moins d’adopter immédiatement une politique d’abandon progressif des combustibles fossiles, tout en mettant en œuvre une technologie de captage du CO2, pour espérer limiter la hausse de température moyenne à moins de 1,5 °C, tel que notre gouvernement s’y est engagé, a affirmé Richard Zurawski, météorologue et porte-parole du Parti vert du Canada en matière de changements climatiques. L’expression on ne peut souffler le chaud et le froid en même temps vient à l’esprit quand on entend le premier ministre et la ministre de l’Environnement et du Changement climatique proclamer haut et fort que Kinder Morgan est essentiel pour le respect des engagements climatiques du Canada liés à l’Accord de Paris. »

Les données divulguées du GIEC, révisées par des pairs, écartent toute possibilité que la poursuite de l’utilisation des combustibles fossiles, surtout ceux provenant des sables bitumineux, soit compatible avec l’atténuation des changements climatiques. « Les paroles en l'air des libéraux tentent de faire croire qu'on peut gagner sur les deux tableaux. Le GIEC affirme que c'est impossible. Le gouvernement libéral est au pouvoir depuis plus de deux ans, nous avons perdu un temps précieux et nous réclamons un véritable leadership en matière de climat. Le GIEC nous dit qu'il faut agir dès maintenant et ses données le prouvent, ajoute Elizabeth May, cheffe du Parti vert du Canada. Affirmer que le respect de l’environnement et la croissance économique vont de pair comme le font les libéraux, c'est comme prétendre qu'on peut suivre un régime en mangeant du gâteau au chocolat. L’environnement et l’économie peuvent aller de pair, mais seulement lorsqu’on prend des décisions cohérentes, et non pas mutuellement incompatibles », a conclu Mme May.

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