Déclaration au sujet de la nomination de l’envoyé spécial du Canada au Myanmar et de la crise humanitaire des Rohingyas

Déclaration au sujet de la nomination de l’envoyé spécial du Canada au Myanmar et de la crise humanitaire des Rohingyas

(Ottawa) – Le Parti vert du Canada a émis la déclaration suivante à la suite de la nomination de Bob Rae, ancien chef du Parti libéral, à titre d’envoyé spécial au Myanmar.

« Je félicite Bob Rae pour cette nomination spéciale et salue le gouvernement des nouvelles mesures d’intervention qu’il a prises dans une urgente crise humanitaire, a dit Elizabeth May, cheffe du Parti vert du Canada et députée de Saanich-Gulf Islands.

« Les Rohingyas sont la cible d’un infâme nettoyage ethnique depuis la fin d’août. On estime cette semaine qu’au-delà de 600 000 d’entre eux ont fui vers le Bangladesh depuis le mois d’août, et que dans les camps où ils ont trouvé refuge, les vivres, l’eau propre, l’hygiène et les abris font cruellement défaut.

« Je sais que nombre de Canadiens ont perdu espoir dans Aung San Suu Kyi et demandent au gouvernement fédéral de la dépouiller de sa citoyenneTÉ honorifique. Je suis, moi-même, terriblement déçue de Madame Suu Kyi, une figure pourtant reconnue à l’échelle internationale pour sa résistance non violente face à une junte militaire opprimante qui l’a gardée captive pendant des décennies. Le total manque de courage moral dont elle fait preuve en ne prenant pas fermement parti pour les Rohingyas doit être condamné.

« Toutefois, Madame Suu Kyi n’a aucune autorité légitime au Myanmar, où sa présidence est interdite par la Constitution. Toute l’attention concentrée sur sa personne plutôt que sur les pouvoirs bien réels, destructeurs et sans contrepoids de la junte militaire du Myanmar fait bien l’affaire du commandant en chef Min Aung Hlaing. Nous demandons que la citoyenneté soit accordée immédiatement aux Rohingyas – le groupe le plus important d’apatrides au monde.

« Il faut aussi des mesures efficaces de la part du Conseil de sécurité de l’ONU, soit un embargo complet sur la vente d’armements, une interdiction de visas pour les membres de l’armée du Myanmar, des sanctions si la situation actuelle se poursuit, une aide accrue aux camps de réfugiés du Bangladesh et des efforts pour simplifier le processus afin de faire venir des Rohingyas en fuite au Canada. Nous enjoignons le premier ministre Trudeau de rappeler à Madame Suu Kyi sa relation particulière avec le Canada et de lui demander une rencontre afin d’explorer les moyens de résoudre la crise.

« Le Myanmar est une démocratie embryonnaire. La communauté internationale doit l’inciter à s’engager de façon décisive dans cette voie, en respectant la dignité de tous les peuples. J’ai bonne confiance que Monsieur Rae jouera un rôle déterminant dans les efforts canadiens », a affirmé Madame May.

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