William Gagnon

Biographie

William était VP Campagnes et Affaires Externes pour les Jeunes Verts du Canada en 2016-2017. Il se présente maintenant comme représentant du Québec pour le Parti vert du Canada. Il croit que le potentiel d’électeurs francophones au Québec est sous-exploité.

Durant son mandat comme leader des Jeunes Verts de l’Université Concordia, il a organisé des panels de discussions sur la réforme électorale et le nouveau Réseau Électrique Métropolitain. Son rôle est de susciter la conscience politique et l’engagement civique des jeunes.

Dans sa vie professionnelle, il travaille en tant que coordonnateur en développement durable pour une boîte d’architectes. Il engage les discussions entre architectes, ingénieurs, urbanistes et autres professionnels afin de transformer les problèmes en solutions. Il aimerait appliquer l’approche du design intégré à la sphère politique.

William est détenteur d’un baccalauréat en génie du bâtiment et poursuit actuellement des études en gestion durable du carbone à l’Université du Québec à Chicoutimi. Il parle français (natif), anglais (couramment) et espagnol (affaires). Son mode de transport préféré est le ski de fond.

Le Conseil fédéral a pour mission de surveiller la gouvernance, les orientations stratégiques et les finances de notre parti. Qu’est-ce que cela signifie à vos yeux?

Mon implication au sein du parti est récente, toutefois, j'ai eu la chance d'assister à plusieurs réunions, au niveau universitaire, de comté ou fédéral (j'étais à AGB Ottawa et AGE Calgary). J'ai constaté avec joie la force de la démocratie participative; l'implication des membres est très présente et fait en sorte que tout un chacun soit entendu. Cependant, j'ai été stupéfait du temps consommé en débat ou en groupes de travail, que ce soit en personne ou à distance. Évidemment; la gouvernance d'un pays est un processus qui requière beaucoup de temps. Cependant, je crois que mes capacités analytiques et de synthèse me permettront de soumettre au Conseil Fédéral des explications concises, mais précises sur les besoins des Québécoises et des Québécois. Cela nous permettra d'accélérer le changement et de rester en amont des autres partis politiques.

Pourriez-vous nous communiquer votre vision de l’avenir du PVC?

Je vois d'un très bon œil la récente victoire des verts en Colombie-Britannique; le momentum est grandissant. Au Québec, je crois que nous avons avantage à travailler au-delà de nos étiquettes politiques et engager la discussion avec ceux qui font couler beaucoup d'encre.

Le Parti vert du Canada doit ramener dans son discours les éléments qui font vibrer les marchés et les peuples : l'économie circulaire, l'égalité, la justice globale, la démocratie participative, mais également développer sa vision à long terme.

Je crois beaucoup en la conception participative: je suis convaincu que les différents experts au sein du parti réussiront à mettre ensemble leurs idées afin de créer des programmes innovants qui parlent aux électeurs. Par exemple, l'exploitation forestière durable a un potentiel énorme d'atténuation des changements climatiques de par sa capacité de séquestration; l'utilisation du bois dans les nouveaux bâtiments et nouvelles infrastructures nous permettra de donner un nouveau souffle à notre économie tout en créant de nouveaux emplois, ainsi qu'à étendre notre expertise et renommée internationale dans le domaine.

Je crois que les climats environnementaux, sociaux et économiques du Canada font de nous le meilleur bac à sable pour la mise en place de mesures durables, sensées et novatrices.

Je supporte donc l'idée de travailler en sous-groupe d'experts; les mesures qui en ressortiront seront fortes et sensées et plairont aux membres du parti ainsi qu'aux électeurs potentiels.

Je crois fortement en l'avenir des verts à l'échelle globale et je veux voir le Canada jouer un rôle de leader. Nous avons récemment dépassé le cap des 400 ppm et les 16 dernières années sont parmi les 17 plus chaudes de l'histoire moderne (NOAA, 2017). Néanmoins, le pic pétrolier est passé et on assiste au découplage des émissions des gaz à effet de serre de la croissance de l'économie mondiale (AIE, 2016). De plus, l'énergie solaire est maintenant l'énergie la moins coûteuse (Bloomberg, 2016). Il ne fait aucun doute que la mentalité verte gagne du terrain et je veux être un acteur majeur dans ce réveil mondial.