« Le Conseil fédéral est responsable de la gouvernance, de la supervision stratégique et financière de notre parti. Qu'est-ce que cela signifie pour vous ? »

 

Carole Chan, candidate pour le poste de Présidente

Nombre d’entre nous avons choisi d’élire domicile au Parti vert du Canada parce qu’il « fait de la politique différemment » des autres. Nos valeurs imprègnent et éclairent les décisions administratives et opérationnelles que nous prenons couramment, dans l’espoir qu’une plus grande transparence et un dialogue accru amélioreront la politique. Selon moi, le Conseil fédéral doit veiller non seulement à maintenir cette transparence et ce dialogue, mais aussi à ce que les principes directeurs des verts conduisent à de meilleurs résultats politiques. C’est d’autant plus vrai que les plateformes et les cycles de communication se sont multipliés et transformés avec l’avènement des médias sociaux.

Lorraine Rekmans, candidate pour le poste de Présidente

Il s’agit d’assumer une énorme responsabilité au nom des membres, le Conseil fédéral étant chargé d’agir en leur nom pour que le Parti reste sain, viable et progressiste en étant gouverné selon les valeurs des verts.

Je considère que ce rôle exige de prendre des engagements et de participer activement à la gouvernance afin que toutes les activités du Parti soient réalisées de manière responsable. Cela signifie qu’il faut faire preuve de diligence raisonnable dans toutes les tâches, accepter les responsabilités et rendre des comptes aux membres du Parti.

Je m’engage à faire preuve de transparence et à consulter les membres afin de veiller à ce que le Conseil fédéral définisse les orientations stratégiques du Parti en tenant compte de l’avis et des idées des membres par leur participation aux comités. Je crois que la gouvernance verte exige la participation des membres.

Je m’engage également à collaborer avec les collègues du Conseil fédéral pour, ensemble, remplir notre responsabilité envers les membres de garder le PVC sain et financièrement viable.

Lisa Gunderson, candidate pour le poste de Vice-présidente - Anglais

Le Conseil fédéral a un rôle essentiel en tant qu’organe directeur de notre Parti. Chargé de veiller au respect des valeurs et des politiques des verts, le Conseil fédéral doit s’assurer que sa gouvernance, sa planification stratégique et ses ressources financières soutiennent l’élection des verts à travers le Canada au sein d’une organisation florissante, durable et saine. Nous devons encourager la population canadienne à élire davantage de verts afin que nous puissions mettre en œuvre nos politiques pour le bien de notre pays.

Mon expérience au sein d’organes de gouvernance et de conseil locaux et nationaux, comme la Victoria Immigrant and Refugee Centre Society, m’a fait prendre conscience que, en tant que membre du Conseil, j’aurai une responsabilité à la fois personnelle et collective envers notre Parti. Pour ce faire, nous devons faire preuve d’honnêteté et de respect en agissant selon nos valeurs de non-violence, de justice sociale et de respect de la diversité dans toutes nos interactions et communications durant l’exercice de nos fonctions. Si jamais nous dévions de ces principes, nous avons la responsabilité de nous engager dans une démarche de collaboration pour revenir à nos valeurs et à nos politiques. 

En tant que vice-présidente anglophone, je veillerai à ce que notre Parti reste collaboratif, équitable et inclusif et fasse honneur aux valeurs des verts mondiaux. Il est clair que, en tant que membre du Conseil fédéral, mon travail doit inclure des communications claires, transparentes et cohérentes avec les membres du Parti. Nous devons nourrir un sentiment de collaboration et d’unité autour de ce qui nous rassemble en tant que verts et offrir à nos membres et à nos concitoyens un véritable choix pour faire de la politique autrement, de l’intérieur vers l’extérieur. Des informations supplémentaires sont disponibles sur lisagunderson.ca.

George Orr, candidat pour le poste de Vice-président - Anglais

Notre but? Obtenir des votes.

Pour y arriver, nous devons être perçus comme un parti responsable, capable de gérer ses affaires avec décorum et unité. Il nous faut aussi adopter une approche politique réaliste et équilibrée, en agissant de manière stratégique et proactive.

De plus, nous devons convaincre les électeurs de nous soutenir financièrement.

Nos valeurs vertes méritent d’être vécues avec fierté et transparence. Nous avons le devoir de défendre activement des politiques et des propositions conformes à nos valeurs. Et nous devons recruter sans relâche dans l’ensemble de la société canadienne. De nouveaux membres apportent du sang neuf, une nouvelle énergie et des fonds.

Mais lisons les manchettes. En ce moment, nous sommes en plein désarroi. Si la situation actuelle perdure, nous risquons une humiliation au prochain scrutin. Malgré la déclaration de notre chef selon laquelle nos résultats dans les sondages ont dans certains cas été multipliés par cinq, c’est l’inverse qui semble vrai. Cette situation reflète l’incapacité du Parti à voir la réalité, ce qui constitue pourtant une condition essentielle à l’accomplissement des tâches mentionnées ci-dessus.

Notre climat se dégrade sous nos yeux. Cliquez sur cette pièce jointe pour voir par vous-même.

Nous avons les idées et les outils pour définir ensemble une voie durable qui atténuera les effets de cette catastrophe.

Si notre conseil porte ces valeurs, nous pouvons reprendre le dessus dans la vie politique canadienne. Élisez-moi et je ferai en sorte que nous prenions cette voie. Mais si nous continuons à afficher un étalage public de désunion hargneuse, nous deviendrons rapidement une simple anecdote de l’histoire.

Nous sommes à la croisée des chemins.

Zachary Typhair, candidat pour le poste de Vice-président - Anglais

Je me présente pour donner plus de soutien aux associations de circonscription électorale (ACE). C’est en les développant que nous pourrons renforcer notre base.

Selon moi, le Parti a trop voulu intervenir dans la gestion des ACE. Je pense qu’il doit maintenant prendre du recul pour permettre aux ACE de se gouverner elles-mêmes pour mieux les appuyer plutôt que de les microgérer.

En revenant à nos racines, nous pourrons donner plus de pouvoir aux ACE. Je n’aime pas le processus de validation que celles-ci sont contraintes de suivre pour clore leurs nominations. Nous devons faire confiance aux ACE pour sélectionner leurs candidats et les encourager à s’adresser à des personnes issues de milieux variés. Je ne vois aucun avantage à ce qu’elles tendent la main à des candidates ou candidats de la diversité uniquement avant les élections. Cela ne profite à personne et donne l’impression que nous ne nous intéressons à eux que pour marquer des points s’ils se présentent sous notre bannière. Plutôt que d’utiliser un processus de validation des candidatures dans les ACE, nous pourrions mieux atteindre notre objectif de diversité en organisant un cours de formation et des ateliers vidéo offerts toute l’année. À long terme, la recherche de candidatures hors des périodes électorales est bien plus productive pour entretenir des communications ouvertes. Cette approche permettrait aux ACE d’élargir leur recherche de candidats et de créer des relations durables avec la population locale. Elles connaissent suffisamment bien leur circonscription pour que nous puissions leur faire confiance pour gérer ce processus. Les dirigeants du Parti ne doivent pas se mêler de toutes ces tâches.

Vous trouverez les détails de ma plateforme sur https://www.zacharytyphair.ca/author/zach/

Keith Wiley, candidat pour le poste de Vice-président - Anglais

La chef du Parti doit rendre des comptes au Conseil fédéral, lequel représente la voix et la volonté des membres entre les assemblées générales.

Les membres du Conseil fédéral viennent de tout le pays et connaissent les points de vue de leurs membres et de leur communauté. Cette représentation est essentielle pour un Parti ayant une structure démocratique.

Le système parlementaire canadien s’est éloigné du pouvoir de représentation des élus pour se rapprocher du modèle présidentiel américain. Nos élus doivent rendre des comptes à leur chef plutôt que l’inverse. En Australie, par contre, les élus peuvent encore renvoyer leurs dirigeants à mi-mandat.

Les partis politiques canadiens sont devenus plus centralisés. Les programmes électoraux sont établis par le chef et la bureaucratie des partis plutôt que par des propositions des membres. Des messages soigneusement élaborés sont adaptés au processus électoral uninominal à un tour où les scrutins ressemblent à un concours de popularité.

Ce système nous donne des gouvernements faibles, incapables de s’attaquer aux problèmes difficiles. (On peut notamment citer l’inaction face à la crise du logement, les ratés de la gestion de la pandémie, les échecs sur le plan climatique et la guerre contre la drogue qui tue encore des milliers de Canadiennes et Canadiens.)

Qui va se lever et dire la vérité à la population canadienne : nous avons un mode de vie qui dépasse largement ce que la planète peut supporter. Nous devons réduire radicalement nos niveaux de consommation, l’utilisation des combustibles fossiles, les vols aériens et la production mondialisée à bas coûts. Votez pour moi, je vous promets MOINS DE TOUT! (Sauf pour défendre le temps nécessaire à la famille et aux loisirs, la sécurité du logement, l’éducation gratuite et l’amélioration des soins de santé publics, ce qui constitue l’essentiel.)

Une véritable démocratie est absolument nécessaire, à commencer parmi les effectifs du Parti vert du Canada.

Clément Badra, candidat pour le poste de Vice Président - Francophone

Siéger au conseil fédéral signifie jouer un rôle important dans la façon dont le parti sera perçu de l'extérieur. Les responsabilités stratégiques signifient qu'il est nécessaire d'avoir des gens élus au conseil qui ont une grande compréhension du contexte politique canadien. C'est un point crucial si nous voulons développer une approche qui aidera le parti à se positionner dans le paysage politique canadien. C'est aussi savoir ce qui est nécessaire pour soutenir le travail des députés élus.

Les responsabilités concernant les questions de gouvernance signifient que cette instance doit être exemplaire et transparente dans son comportement et dans les processus qui conduisent à des décisions. Le Parti vert du Canada est le seul parti fédéral véritablement populaire et cette structure doit être protégée par ceux qui siègent au conseil. Je crois aussi fermement que les responsabilités que vous avez au conseil fédéral comportent un risque de conflit d'intérêts potentiel, notamment lors d'élections internes ou de course à la direction. Les règles doivent être suffisamment strictes pour éviter cela.

Bien sûr, un élément clé du succès d'un parti politique réside souvent dans les ressources financières disponibles, le soutien aux choix stratégiques que le parti a faits (basés sur la vision venant des membres du parti). Le doit chercher à recruter des experts en lever pour essayer de résoudre les problèmes persistants qui ont existé.

Samuel Moisan-Domm, candidat pour le poste de Vice Président - Francophone

Gouvernance

La façon dont nous gouvernons notre Parti n’a pas toujours été fidèle à nos valeurs. C’est pourquoi je crois fermement qu’il est temps pour nous de joindre le geste à la parole en faisant valoir dans l’arène politique les pratiques exemplaires que nous réclamons et incarnons. Voici quelques exemples :

  • Le Conseil fédéral doit d’abord et avant tout agir en tant qu’ambassadeur des membres.
  • Nos normes de transparence doivent être renforcées et nos décisions doivent être prises sans aucun conflit d’intérêts.
  • Les membres devraient pouvoir participer à l’élaboration des politiques de manière continue et non plus tous les deux ans.
  • Le Conseil fédéral doit fixer des objectifs annuels pour le Parti et veiller à leur réalisation.

Je me donne également les objectifs suivants :

  • Faire en sorte que les membres et les associations de circonscription jouent un rôle actif dans les décisions stratégiques.
  • Décentraliser nos instances par la création et le soutien d’ailes provinciales.
  • Mettre à profit l’expertise du personnel et des bénévoles pour atteindre nos objectifs.

Finances

La surveillance financière doit veiller à ce que nos finances soient saines. En d’autres termes, le Parti devrait viser un surplus annuel lui permettant de réserver des fonds importants en vue des prochaines élections fédérales. Je me donne également les objectifs suivants :

  • Faire en sorte que les membres et les associations de circonscription jouent un rôle actif dans l’établissement des budgets nationaux.
  • Mettre en place un financement pour les ailes provinciales et un financement de démarrage pour les petites et nouvelles associations de circonscription.
  • Limiter les dépenses en misant davantage sur le temps et le savoir-faire des bénévoles.

Si certaines de ces idées vous plaisent, je vous serais reconnaissant de me soutenir en tant que prochain vice-président francophone!

Colin Griffiths, candidat pour le poste de Représentant du Fonds

Lorsqu'une personne se présente au Conseil fédéral, elle doit être prête à relever de nombreux défis. En tant que représentant du Fonds, je serai simultanément membre de trois de nos comités directeurs : le Conseil fédéral lui-même, le conseil d'administration du Fonds PVC et le comité exécutif.

En tant que membre du Conseil fédéral, nous représentons les opinions et les aspirations de tous nos membres. Nous sommes responsables devant eux des décisions que nous prenons. En tant que représentant du Fonds, on est en fait le trésorier de l'organisation. Je veillerai à assurer la transparence dans les rapports fréquents aux membres, qui ont le droit de connaître les détails de notre situation.

En tant que membre du conseil d'administration du Fonds, il faudra prendre des décisions sur les contrats, et en particulier sur la gestion des processus qui rendent compte de notre santé financière. Mon objectif sera d'assurer notre stabilité financière à l'avenir.

Pour être membre du comité exécutif, il faut comprendre la dynamique de l'ensemble du parti. Nous sommes responsables de l'agenda général du parti, sous réserve de la direction de nos membres. Mon plan consiste à adhérer à nos valeurs et principes verts essentiels.

Ce ne sera pas une sinécure. Je suis prêt à servir et, sur la base de mes nombreuses décennies d'expérience dans le monde des affaires, au sein des conseils d'administration d'organisation caritative et en tant que membre de plusieurs exécutifs d'ACÉs, je suis plus que prêt à être le trésorier du PVC en ces moments passionnants.

Carrie McLaren, candidate pour le poste de Représentante du Fonds

En tant qu’organe directeur, le Conseil fédéral prend les décisions entre les assemblées des membres en s’appuyant sur la Constitution, sur les règlements et sur les décisions prises lors des assemblées générales précédentes, en gardant à l’esprit nos valeurs écologiques et l’article 4 de notre Constitution, la raison d’être du Parti.

La gouvernance consiste à travailler avec toutes les sphères du Parti pour créer en temps utile des objectifs (comme le dit le manuel du Conseil fédéral, les objectifs finaux), un budget et une stratégie, en s’appuyant sur la recherche et la collaboration. Pour atteindre ces objectifs, il faut mesurer les résultats, créer la meilleure atmosphère possible pour le travail d’équipe, disposer des bons outils, avoir une finalité commune et tenir les membres informés.

La gouvernance, c’est aussi savoir faire la différence entre la surveillance exercée par le Conseil fédéral et les activités courantes, dont la direction générale est responsable.

Forte de mon expérience au sein de plusieurs conseils d’administration d’organismes à but non lucratif ainsi que de ma participation à divers postes au sein du Parti (association de circonscription, fonds, candidate), je comprends la nécessité d’agir dans l’intérêt de l’ensemble des membres et de les tenir informés. Des communications régulières avec les membres sont nécessaires pour nourrir leur engagement et les renseigner sur le fonctionnement du Parti et du Conseil fédéral.

Natalie Odd, candidate pour le poste de Représentante de l'Alberta

Ayant été candidate à de multiples élections depuis 2008, je sais ce que j’ai attendu du Conseil fédéral du PVC et ce que je m’emploierai à réaliser une fois élue.

Je m’attends à ce que le Conseil fédéral donne la priorité à des objectifs stratégiques qui renforcent, développent et diversifient le Parti afin de créer les conditions nécessaires à l’élection de députés verts en bonne et due forme.

Pour ce faire, le Conseil fédéral doit avoir des objectifs stratégiquement priorisés et clairement articulés pour être à la fois concrets, ambitieux et réalistes. Ces objectifs doivent s’appuyer sur des données, des faits, des analyses et une évaluation critique des élections, des campagnes, des stratégies et des activités du passé. J’attends du Conseil fédéral qu’il soit conscient de son rôle et qu’il se tienne rigoureusement au courant de ce qui fonctionne et ne fonctionne pas, de ce que nous devons adapter, commencer ou arrêter. Il doit aussi aider son chef et la direction générale à élaborer des plans à court, moyen et long terme pour atteindre ces objectifs dans les limites du budget du Parti.

Nous devons reconnaître et combattre les situations de racisme et de discrimination. Nous devons aussi agir pour cerner et éliminer au Parti les obstacles à la diversité, à l’équité et à l’inclusion. J’attends du Conseil fédéral qu’il veille à ce que les voix, les préoccupations et les idées des membres du PVC puissent être facilement communiquées et qu’elles soient valorisées et prises en compte.

Nous devons absolument apprendre à examiner les situations, à prendre des risques, à expérimenter, à tirer les leçons de nos erreurs passées, à offrir un espace sûr aux idées des membres, à rechercher et à étudier les faits, à apprendre des professionnels et à nous évaluer. Le Conseil fédéral doit rendre compte aux membres et faire preuve de transparence, de respect et d’une volonté de consensus. Il doit aussi veiller au respect de notre constitution et de nos règlements, codes, règles et procédures.

Thomas Boysen, candidat pour le poste de Représentante de la Saskatchewan

Notre Parti traverse actuellement une période particulièrement difficile et les décisions à prendre dans les prochains mois détermineront les perspectives électorales de notre formation pour les années à venir. J’espère que nous pourrons renouer avec l’article 3 de notre Constitution, La base d’unité, et rester le Parti qui accepte un large éventail de points de vue dans le cadre de ses six valeurs vertes relevant de la Charte des Verts mondiaux. J’espère aussi que nous pourrons travailler ensemble pour mener efficacement les combats importants de notre époque tels que les changements climatiques, la nécessité de réduire les inégalités économiques et l’élimination des inégalités sociales.

La gouvernance par le Conseil fédéral suppose également du leadership, un rôle que cet organe doit assumer au moyen de communications cohérentes avec l’ensemble des membres et en accord avec notre chef, ce qui constitue une condition sine qua non de l’augmentation du nombre de votes et de membres.

Les élections fédérales qui se profilent, nous amènerons de toute façon à évaluer le leadership d’ici un an. Cet exercice exigera des décisions stratégiques, pour lesquelles les membres doivent comprendre ce qui se passe au sein du Conseil fédéral – l’organe dont dépendent toutes les entités du Parti en dehors des assemblées générales – qui doit faire en sorte que ces entités travaillent ensemble.

Un leadership est également nécessaire pour adapter le Conseil fédéral et les instances centrales du Parti à la nouvelle réalité d’une organisation syndiquée.

J’ai l’intention de tenir des réunions régulières avec tous les dirigeants d’associations de circonscription de la Saskatchewan afin de faire circuler les informations et de garder les pieds sur terre en tant que représentant de la Saskatchewan.

Jean-Charles Pelland, candidat pour le poste de Représentant du Québec

Puisque je suis candidat comme représentant du Québec pour le parti vert du Canada, j'ai reçu un courriel dans lequel on me pose la question "Federal Council is responsible for the governance, strategic, and financial oversight of our Party. What does this mean to you?"

Cette question, comme l'entièreté du courriel, m'est adressée en anglais.

Ce que ça signifie pour moi c'est que le parti n'est pas bien administré. Le fait que ce soit encore si compliqué pour le parti de s'adresser à ses membres francophones en français est rien de moins que pathétique.

On voit souvent des membres du parti faire une allocution dans laquelle ils prennent la peine de faire un "Kwaï" à tout le monde, par respect pour la diversité de peuples autochtones du pays. C'est un beau geste. Mais il est vide de sens si le parti ne daigne pas s'adresser à ses membres francophones en français. Ce type de geste est symbolique du tokenisme qui a infecté le parti et le conseil fédéral, où on se concentre sur les apparences au lieu de la substance. C'est ce que font les autres partis. Mais les verts sont censés faire mieux.

Pour moi, le conseil fédéral est censé s'assurer que le parti représente les intérêts de ses membres - pas de ses gestionnaires - de manière efficace et non-partisane. Ça veut dire arrêter les chicanes et se concentrer sur nos objectifs verts communs et comment les atteindre de manière réaliste et réalisable, pour aller chercher de nouveaux membres qui veulent sauver la planète avec nous. Ça veut dire d'arrêter de jouer à la politique identitaire, au tokenisme, et se concentrer sur les objectifs verts sur lesquels le parti est fondé. Et oui, ça inclut s'adresser aux membres dans une des DEUX langues officielles du pays.

Thomas Rolain, candidat pour le poste de Représentant du Québec

Si les membres du parti m'en donnent le mandat, je m'engage à représenter le Québec au sein du Conseil Fédéral du Parti Vert du Canada avec intégrité et professionnalisme. Choisir de voter pour moi comme Représentant du Québec au Conseil Fédéral du Parti Vert, c'est être assuré que le Québec aura sa place dans la stratégie globale du Parti et que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire remonter au Conseil Fédéral les préoccupations des Québécois et Québécoises sur la direction que prend le Parti Vert du Canada, que ce soit au niveau de ses valeurs, de sa stratégie globale, de ses finances, ou encore de sa gouvernance. Je m'engage également à communiquer sur une base régulière avec les membres Québécois du Parti Vert du Canada avant et après chaque réunion du Conseil Fédéral notamment par l'entremise de l'Aile Québécoise du Parti Vert du Canada. Je communiquerais avant chaque réunion du Conseil Fédéral, de manière à savoir exactement quelles sont les demandes/suggestions/préoccupations des Québécois et Québécoises qui doivent être exposées au Conseil Fédéral et après chaque réunion pour partager avec nos membres les conclusions du Conseil.

Enfin, je m'engage également à travailler en étroite collaboration avec tous les autres représentants du Conseil Fédéral ainsi que tous les membres non-québécois du Parti Vert du Canada pour donner à notre pays et nos trois peuples fondateurs (Les Peuples Autochtones, Les Canadiens Anglophones et les Canadiens Francophones) un avenir plus vert, plus équitable et plus diversifié. Si vous avez des questions ou des suggestions, n'hésitez pas à me contacter sur Slack (Thomas Rolain), par courriel (thomas.rolain@greenparty.ca) ou par téléphone (514-464-3989).

Louise Comeau, candidate pour le poste de Représentante du Nouveau-Brunswick

Élu par les membres du Parti, le Conseil fédéral doit justement leur rendre des comptes. Les élus sont des fiduciaires ayant pour devoir entre les assemblées générales d’agir au nom des membres du Parti vert du Canada dans le respect de sa constitution, de ses règlements et de ses valeurs et politiques. Dans sa forme la plus essentielle, le Conseil fédéral est chargé de la bonne marche du navire entre les assemblées générales, c’est-à-dire qu’il veille à ce que toutes les exigences légales et fiduciaires soient respectées, y compris celles relevant de la Loi électorale du Canada, que les budgets soient gérés de manière responsable, que des collectes de fonds aient lieu, que les décisions des membres soient mises en œuvre et, surtout, que les plateformes et les candidats soient préalablement prêts pour remporter des sièges aux élections fédérales.

Une élection au Conseil fédéral vient avec une énorme responsabilité qui exige de la sagesse pragmatique, de la confiance, de l’attention et de la compassion pour que les décisions soient efficaces et que les pratiques et les actions du Conseil soient transparentes, imputables et conformes aux décisions des membres du Parti.

Les élus du Conseil fédéral doivent apporter une expérience pertinente aux tâches et responsabilités de leur charge, avoir de bonnes compétences en gestion de la confiance et en concertation et veiller à ce que les lignes de communication soient ouvertes entre le conseil et les membres. Les élus du Conseil fédéral ont besoin de discipline pour garder le cap.

J’ai siégé à des conseils d’administration d’organismes à but lucratif et d’autres organisations (p. ex., Sierra Club du Canada, Ontario Power Authority), j’ai géré des équipes et des budgets de petite et de grande taille, je me suis présentée comme candidate verte aux élections fédérales et provinciales au Nouveau-Brunswick et j’ai utilisé des plateformes pour communiquer des politiques. J’ai travaillé dans des milieux de recherche de consensus au sein de réseaux environnementaux nationaux et internationaux et avec des élus dans le cadre de la Fédération canadienne des municipalités. Mon expérience pourrait aider à résoudre les conflits et à préparer les verts pour les prochaines élections fédérales.

Rebecca Redmile-Blaevoet, candidate pour le poste de Représentante du Nouveau-Brunswick

D’abord et avant tout, mon rôle serait d’aider Annamie Paul à guider le Parti vert au cours des deux prochaines années. De plus, en tant que représentante du Nouveau-Brunswick au Conseil fédéral, je sais que toutes les décisions prises par cet organe auront des répercussions sur les électeurs de ma province. Il est important de concilier les préoccupations de la population du Nouveau-Brunswick avec les considérations budgétaires et les priorités stratégiques du Parti vert. Que ce soit par l’engagement des membres, la collecte de fonds ou la mise en œuvre d’un plan stratégique, le Conseil fédéral a un rôle central à jouer pour faire avancer le Parti vert. Il semble que nous vivions à une époque où chaque jour nous devons faire face à des enjeux de développement durable, de sagesse écologique, de respect de la diversité, de démocratie participative, de non-violence et de justice sociale. Il ne s’agit plus de discussions marginales, mais de concepts que chaque femme ou homme politique, chaque propriétaire d’entreprise et chaque citoyen ou citoyenne doivent connaître. Ce sont aussi des principes qui doivent guider les décisions du Conseil fédéral. Je ne doute pas que, quelles que soient les personnes élues par les membres à ces postes, le Parti vert contribuera à orienter le Canada vers un avenir plus durable et équitable.

John Reist, candidat pour le poste de Représentant du Nouveau-Brunswick

Je m’appelle John Reist et j’ai décidé de me présenter comme candidat au Conseil fédéral en tant que représentant du Nouveau-Brunswick. Je suis directeur général de l’ACE des verts dans Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest.

Maintenant, nous devons plus que jamais soutenir les verts locaux. En tant que représentant du Nouveau-Brunswick, j’entends créer un dialogue avec toutes les ACE de la province pour favoriser l'échange d'information et d'expérience.

Dans mon ACE locale, j’ai tenu des réunions sur ZOOM. Cette année, j’ai organisé une conférence avec Elizabeth May, une causerie sur la crise du logement avec Paul Manley et David Coon ainsi qu’un débat sur le revenu vital garanti avec Jenica Atwin. Je planifie pour l’automne une discussion sur la sécurité alimentaire.

Cette année, à 65 ans, j’ai pris ma retraite après avoir travaillé pendant 11 années comme livreur de courrier rural pour Postes Canada. Nous vivons dans une maison en rondins que nous avons construite en 2008 sur un terrain de 195 acres près de Rollingdam. J’aime planter des arbres sur notre propriété et y aménager des sentiers. Mes efforts de plantation comprennent des noyers noirs, des noyers cendrés, des pacaniers du Nord, des châtaigniers américains, des caryers à écorce courte, des sycomores, des tulipiers et des catalpas.

Nicholas Hendren, candidat pour le poste de Représentant de la Nouvelle-Écosse

Selon moi, les responsabilités de gouvernance et de supervision stratégique et financière signifient la capacité de rendre le Parti meilleur pour ses membres actuels et futurs (ce qui est extrêmement important pour un Parti de proximité). Permettez-moi d’élaborer ma pensée sur chacune de ces facettes.

Tout d’abord la gouvernance. La gouvernance consiste à s’assurer que les politiques et les règlements du Parti sont respectés selon les normes établies par ceux qui nous ont précédés, mais avec la souplesse nécessaire pour apporter des changements en fonction de l’évolution des circonstances. Par exemple, la COVID-19 a forcé les lieux de travail, les écoles et les responsables de l’organisation d’événements à modifier leurs politiques pour s’adapter aux circonstances. Selon moi, cette structure et cette flexibilité constituent une base solide sur laquelle s'appuyer pour bien évoluer.

Vient ensuite la supervision stratégique. C’est ce qui permet aux esprits de s’unir pour concrétiser toutes les choses extraordinaires qui se produisent au sein du Parti. Par exemple, dans le passé, une personne non binaire comme moi ne pouvait pas corriger une autre personne qui utilisait les mauvais pronoms. La supervision stratégique permet de modifier ces choses d’une manière positive pour le Parti, pour la personne et pour l’ensemble de la population.

En dernier lieu, la supervision financière. Cette fonction concerne les fonds et l’argent dont dispose le Parti. Selon moi, cela permet au Parti de montrer à quel point nous sommes formidables et de se développer de toutes les manières possibles!

Voilà ce que chaque facette représente pour moi.

Matthew Piggott, candidat pour le poste de Représentant de la Nouvelle-Écosse

Excellente question qui va au cœur des difficultés que connaît actuellement le Parti.

En gros, voici ce que je pense que le Conseil fédéral devrait réaliser en une année : planification stratégique, établissement d’indicateurs de réussite, adoption d’un budget révisé au moins tous les trimestres, analyse des enquêtes de satisfaction des membres et des employés, organisation d’une assemblée générale et tenue d’élections annuelles dans les délais impartis, mise en place de comités de gestion des ressources humaines, des finances et de la gouvernance et, enfin, embauche et évaluation d’un directeur général ainsi que d’autres actions selon les circonstances. Il serait également utile d’améliorer les processus existants, par exemple pour l’évaluation et la suspension des adhésions, et de garantir des espaces sûrs.

En tant que membre du Parti, pensez-vous que ces objectifs ont été atteints au cours de l’année dernière?

Pour un parti politique de proximité, les conseillers ont, selon moi, un rôle supplémentaire à jouer : informer les membres, les orienter vers des espaces où ils peuvent participer pleinement, les consulter au besoin et, en tant que représentant, voter pour le bien de leur électorat.

Le prochain Conseil fédéral doit revenir à l’essentiel et j’ai énuméré ci-dessus ce que je pense être l’essentiel. Il est impossible de diriger un Parti national sans processus et institutions efficaces. Si quelque chose manque ou ne fonctionne pas, nous devons le construire ou y remédier. Le Conseil fédéral a pour rôle de définir des politiques et des procédures de gouvernance, de planification stratégique et de supervision financière pour que le travail puisse être fait. Je me présente aujourd’hui pour faire ce travail.

Thomas Trappenberg, candidat pour le poste de Représentant de la Nouvelle-Écosse

Selon moi, la supervision ne consiste pas seulement à vérifier le respect de notre constitution et de nos règlements, mais aussi à évaluer la conformité de nos actions avec les valeurs des verts. Je considère que l’honnêteté et la volonté d’engager des conversations sérieuses sont essentielles pour faire de la politique différemment. Il semble qu’il serait opportun de favoriser de nouvelles approches plus constructives. Le Conseil fédéral n’a pas pour vocation de diriger le Parti au jour le jour – nous avons un personnel compétent pour ce faire. Il doit plutôt observer la situation dans son ensemble et s’assurer de faire de la politique différemment. Pour que la supervision soit plus constructive, il faut améliorer les communications.

En tant que représentant élu de la Nouvelle-Écosse, je suis au service des gens de province et je serais responsable des communications entre notre organisation centrale et nos membres. Je sais que les membres du Conseil fédéral sont souvent liés par des accords de non-divulgation et je pense que les séances à huis clos doivent être réduites au minimum. Nous faisons tous partie d’un mouvement et, pour s’améliorer, notre Parti doit canaliser l’énorme énergie de ses membres.

Je suis heureux qu’il y ait plusieurs candidatures pour ce siège, ce qui constitue une première. La plupart ont une grande expérience du PVC et sont actifs sur plusieurs fronts. Venant tout juste de prendre ma retraite en tant que chef du Parti vert de la Nouvelle-Écosse, cette occasion est formidable de continuer à servir le Parti dans un autre rôle, surtout alors que le besoin est grand pour des transitions positives. Je suis toujours ravi de participer à des discussions honnêtes dans un esprit positif.


L’un des aspects clés du style de gouvernance du Conseil fédéral est le principe selon lequel il lui faut parler d’« une seule voix ». Quelles sont les compétences, les connaissances et l’expérience dont vous feriez profiter le Conseil pour qu’il respecte ce principe?

 

Carole Chan, candidate pour le poste de Présidente

Un Conseil fédéral qui parle d’« une seule voix » permet des débats et des propos respectueux parmi ses conseillers et conseillères, étant entendu que les objectifs, gestes et activités de ces personnes doivent à la base servir l’intérêt supérieur du Parti et de ses membres. 

Mon expérience en tant qu’avocate suppose que j’ai dû remplir des obligations fiduciales envers la clientèle servie.  

De plus, grâce à mon bilinguisme, j’ai pu apprendre à écouter activement et à me centrer sur les points communs afin d’établir des ponts entre des personnes dont la position diffère, et ce, en « temps réel » ainsi qu’en anglais et en français.

Enfin, comme leader d’autres organisations ayant dû faire face à des changements importants en matière de gouvernance ou d’identité, je sais que l’empathie est cruciale pour créer la confiance nécessaire parmi tous et toutes, afin que l’énergie de tout le monde puisse être recentrée vers l’activité principale de l’organisation.

Dans le cas qui nous intéresse, comme la Terre ne peut attendre davantage, les verts doivent rapidement trouver une manière travailler ensemble pour se recentrer sur leur activité centrale, qui est de faire du Canada un chef de file dans des dossiers tels que la justice sociale et les changements climatiques. J’espère avoir votre vote et présider le Conseil fédéral pour faire en sorte que les verts de première ligne puissent s’illustrer en ce moment charnière.

Lorraine Rekmans, candidate pour le poste de Présidente

Je possède des dizaines d’années d’expérience de travail dans des secteurs aussi variés que l’industrie, le gouvernement et les ONG et liés à mon travail de promotion des droits des Autochtones dans la politique de développement des ressources.

J’ai souvent pu créer des espaces de dialogue chaleureux malgré la divergence des points de vue. Mon expérience en matière de facilitation des discussions sera utile au Conseil fédéral dans sa tâche de fixer des buts pour atteindre les objectifs convenus.

J’espère apporter un regain d’enthousiasme au Conseil fédéral du PVC et inspirer mes collègues à réaliser la vision d’un parti progressiste et prospère sur la scène fédérale.

Au cours de ma carrière, j’ai toujours fonctionné dans la perspective d’un consensus, car il s’agissait d’une pratique culturellement fondée et acceptée. J’apporte à ce poste la patience, la compréhension et la volonté d’écouter et de collaborer.

J’apporte aussi ma conviction que le Parti vert du Canada et ses membres sont des gens visionnaires, engagés et désireux d’obtenir de meilleurs résultats pour la population canadienne et je suis prête à travailler en toute simplicité avec l’ensemble des membres.

Lisa Gunderson, candidate pour le poste de Vice-présidente - Anglais

On peut appliquer ce principe en rendant les conseillers et conseillères responsables du respect du code de conduite du Conseil. En particulier, il faut faire montre de « […] respect, ouverture, égalité et communication non violente […] », ne pas parler au nom du CF et assurer la confidentialité.   

Comme psychologue et conseillère clinicienne agréée, je dois respecter des normes de confidentialité. Ma formation m’a appris à écouter et à favoriser la compréhension et la communication. Je vois les solutions quand, de prime abord, « il n’y en a pas ». Je suis reconnue comme rassembleuse et possède de l’expérience en matière de collaboration avec des groupes très diversifiés d’opinion opposée. 

J’ai aussi beaucoup d’expérience pour ce qui est de respecter et d’appuyer des décisions de groupe. En tant que verte, experte en politique et porte-parole du mouvement de la représentation proportionnelle, je connais l’importance de parler d’« une seule voix ». Comme représentante du conseil consultatif des parents de mon district auprès du comité de liaison avec la police, je dois appliquer des décisions collectives, quelle que soit mon opinion personnelle. 

Le fait de parler d’une seule voix doit se refléter dans les mesures adoptées en réunion. Les membres qui se sentent vraiment entendus et appliquent les valeurs convenues respectent davantage le principe d’« une seule voix », peu importe leurs opinions personnelles. En cas de violation d’une entente, il faut un processus clair et transparent pour y faire face, ou bien la discorde s’installe et on ne peut plus parler d’« une seule voix ». 

Dans nos réunions doivent régner clarté, collaboration et considération; il faut comprendre les nouvelles façons de communiquer, valoriser les opinions différentes et trouver une manière de réparer le tort causé. Je m’engage à utiliser mes compétences ou connaissances et mon expérience pour favoriser l’application du principe d’« une seule voix ».

George Orr, candidat pour le poste de Vice-président - Anglais

Je m’appelle George Orr et me présente à la vice-présidence anglophone du Conseil fédéral du Parti vert du Canada. Mon but premier est d’assurer chez l’ensemble des membres une solidarité quant à la vision et aux objectifs de notre formation, à commencer par son Conseil fédéral. Comme nous faisons partie d’un mouvement qui regroupe des milliers de voix, seul un brouhaha s’entend vu que tout le monde s’exprime et veut être entendu. Le Conseil fédéral doit chercher un point commun et donner l’exemple en parlant d’une seule voix.  

En tant que producteur de salle des nouvelles pour de grandes stations de télé canadiennes, j’ai dû contribuer à créer et entretenir quotidiennement une compréhension commune chez le personnel afin d’obtenir un journalisme de qualité supérieure, non les récits aléatoires d’histoires. 

Comme co-président de la Jack Webster Journalism Foundation, mon rôle était de favoriser le consensus parmi les intervenants. Grâce à l’écoute active et aux questions de vérification, j’ai pu créer un terrain d’entente sur lequel tabler. 

À titre d’enseignant de niveau post-secondaire, j’ai amené les étudiants et étudiantes à comprendre et à accepter les principes du journalisme. Seule une bonne compréhension de ces règles peut permettre de mettre celles-ci en application dans un milieu de travail. 

Le fil conducteur : la création d’une approche commune. Le Conseil faisant connaître sa vision d’une seule voix, il peut aider le Parti à communiquer clairement.                                                                 

Nous devons prendre des décisions difficiles. Les divisions font la une des nouvelles et nous nuisent. Pour aller de l’avant, nous devons redécouvrir notre raison d’être commune et nous assurer que nos membres sont s’accord quand nous créons l’unité et parlons d’une seule voix.

Samuel Moisan-Domm, candidat pour le poste de Vice Président - Francophone

Selon le manuel de cet organisme, le Conseil fédéral (CF) parle d’une seule voix et les conseillers ne s’expriment pas individuellement au nom du CF, sauf pour répéter des décisions explicitement énoncées par le CF. Cela devrait être facile à mettre en œuvre pour chacun de ses membres. Par contre, il est plus difficile d’appliquer les principes de gouvernance qui consistent à collaborer en cherchant activement à comprendre les divers points de vue et à faire consensus et à agir en tant que groupe, en n’utilisant l’expertise de chaque conseiller ou conseillère que pour améliorer la compréhension d’une question particulière.

Pour moi, le meilleur moyen d’y arriver est de discuter plus à fond des propositions et des questions avant les assemblées ordinaires du CF, en comité plénier – que je présidais l’année dernière – et en comités. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi s’ouvrir aux nouvelles idées, écouter les préoccupations les uns des autres et chercher non seulement à entendre les objections, mais aussi à les résoudre. Pour que cela fonctionne, les conseillères et conseillers doivent être capables de se montrer raisonnables et d’accepter des arguments solides. Je pense que l’adoption d’une approche fondée sur le consentement (recherche de solutions suffisamment bonnes pour le moment, suffisamment sûres pour être mises à l’essai) est un des meilleurs moyens de faire avancer le Parti en évitant les débats stériles qui, trop souvent, ont mené à des votes conflictuels. Si mon expérience de membre actif du CF ayant siégé au comité plénier et au comité de gouvernance au cours de la dernière année vous plaît, je vous serais reconnaissant de m’accorder votre soutien en tant que prochain VP francophone!

Colin Griffiths, candidat pour le poste de Représentant du Fonds

Tout comité directeur est composé d'un ensemble diversifié d'individus.  Tout en travaillant ensemble vers un objectif commun, il y aura inévitablement des différences d'opinion.  Le conseil fédéral ne fait pas exception.  Nous venons d'horizons divers, avec des expériences de vie très différentes.  Mais nous voulons tous que le Parti vert réussisse.

Nous partageons le respect et l'engagement envers nos valeurs vertes.  La collaboration est essentielle pour parvenir à un accord qui peut inclure des compromis pour les besoins du parti.  Grâce à la coopération et au consensus, nous parviendrons à des décisions sur la voie future du parti.

Nos décisions seront reflétées dans les déclarations faites en notre nom.  En ce sens, nous parlerons d'une seule voix.

Le défi en 2021 est de développer un sentiment de communauté parmi les conseillers.  La plupart de nos réunions se déroulant de manière virtuelle, le contact personnel immédiat est perdu.  Or, ce contact personnel est une caractéristique essentielle du développement de la confiance et de la compréhension.

En plus de 50 ans de service public et privé, j'ai siégé à de nombreux comités où j'ai contribué à la réalisation d'un ensemble de projets divers.  Qu'il s'agisse de la création d'un observatoire d'oiseaux, de la mise en place de quelques ACÉ, de la création et gestion d'une entreprise de logiciels ou du travail au sein d'un organisme sans but lucratif offrant des services aux personnes âgées, j'ai développé les compétences interpersonnelles - en anglais et en français - nécessaires à la réalisation des objectifs des projets auxquels j'ai participé.  J'écoute bien, je m’exprime bien et je ne suis pas un lâcheur.  Le Conseil fédéral bénéficiera de mes compétences.

Thomas Boysen, candidat pour le poste de Représentante de la Saskatchewan

Durant ma carrière comme consultant en aide au développement planifiant et évaluant des projets, j’ai traité avec beaucoup d’entreprises privées, d’organisations gouvernementales et de ministères d’une grande variété de pays. Mon travail comprenait souvent des négociations délicates pendant lesquelles il était crucial, pour assurer le succès, de communiquer clairement et de parler d’une seule voix en tant qu’équipe. Comme chef d’équipe dans la majorité des missions qu’on m’a confiées, j’ai dû mettre en pratique le principe selon lequel il faut parler d’« une seule voix ». 

Au cours de la dernière année, j’ai présidé le comité de mon syndicat de copropriété responsable de travaux de rénovation de 2,5 millions de dollars. Il fallait parler d’une seule voix, et mon comité y a contribué activement de concert avec le CA.   

Je comprends très bien la nécessité absolue pour le CF de parler d’« une seule voix ». Elle se fonde non seulement sur les principes généraux énoncés dans la constitution du CF et dans son guide sur certains principes (trouver un consensus et comprendre différentes opinions), mais aussi sur l’information politique, vu que les médias tenteront toujours de trouver au CF des failles à exploiter pour faire une « bonne histoire ». L’expérience récente le montre clairement. Dans la situation actuelle, il faut accepter nos différences et trouver la façon de valoriser des opinions diverses, tout en créant l’unité au sujet des principes écologiques internationaux.

Jean-Charles Pelland, candidat pour le poste de Représentant du Québec

Parler d’« une seule voix » doit signifier que le Conseil représente l’ensemble de ses membres en tant qu’entité unie et prend des décisions en conséquence. Cela ne veut pas dire que tous les membres sont d’accord avec la décision; c’est qu’ils approuvent le processus et son résultat final. En d’autres termes, parler d’« une seule voix c’est être capable d’accepter le fait que, parfois, les choses ne vont pas dans le sens qu’on espérait et il faut se rallier quand même. Vu que j’ai siégé à bien des CA d’ONG écologiques en tant que membre ou président, j’ai dû exposer des décisions du CA avec lesquelles je n’étais pas d’accord; je sais donc combien il est important pour un conseil de parler d’une seule voix. Au chapitre des compétences, soulignons mes capacités d’analyser la situation, de me centrer sur les aspects essentiels et de présenter les options de manière claire et simple, qui me rendent plus efficace que la plupart des gens pour ce qui est de promouvoir des décisions collectives éclairées.

Thomas Rolain, candidat pour le poste de Représentant du Québec

J'accorde une importance primordiale au fait d'avoir un Conseil qui parle d'une seule voix au travers de ses communications. C'est le fonctionnement démocratique du Conseil Fédéral qui lui permet de parler d'une seule voix puisque toutes les décisions sont prises à l'issue des votes de chacun des membres. Ce mode de fonctionnement est crucial pour donner de la crédibilité et du sérieux au Parti. En effet, si tous les membres du Conseil se mettent à communiquer des opinions personnelles et non conformes à ce qui a été voté durant les séances du conseil, alors on prend le risque de décrédibiliser le Conseil et ses membres mais plus grave encore le parti et ses adhérents. Je pense pouvoir apporter au Conseil Fédéral mon ardeur au travail mais surtout mon professionnalisme. Je suis aussi quelqu'un qui est résolument tourné vers la recherche de compromis et vers le dialogue, deux qualités qui sont incontournables pour éviter les disputes en interne et ainsi permettre au Conseil d'être efficace. J'ai d'ailleurs toujours été tourné vers la collaboration que ce soit dans les associations sans but lucratif auxquelles je participe au quotidien ou dans les différentes entreprises dans lesquelles j'ai travaillé. J'ai notamment pu développer une attention aiguë aux détails ainsi qu'un bon esprit analytique et scientifique grâce à mon travail dans la recherche scientifique et médicale que ce soit à l'université ou dans le domaine privé. De plus, mon travail impliquant la coordination d'équipes multidisciplinaires venant des quatre coins du monde m'a aussi permis d'acquérir une intelligence émotionnelle et une empathie très développée qui me seront utiles pour relayer le message du Québec. Enfin, ma capacité à communiquer autant en anglais qu'en français sera sans aucun doute un atout précieux pour permettre une fluidité dans les échanges avec nos collègues anglophones du reste du pays.

Louise Comeau, candidate pour le poste de Représentante du Nouveau-Brunswick

La confiance. Je ne peux pas imaginer une meilleure façon d’en arriver à parler d’une seule voix. Trop souvent, le manque de confiance nous amène à remettre en question la motivation des gens plutôt que leurs idées. La confiance comporte des dimensions notables. L’idéal serait d’avoir une confiance dans le processus (confiance générale dans les institutions, la prise de décision et/ou le personnel) associée à un scepticisme sain (confiance critique). Des degrés élevés de confiance générale et critique nous permettent, en tant que conseillers fédéraux, de faire preuve de diligence raisonnable avec respect et assurance, en faisant preuve néanmoins de scepticisme là où il le faut et quand il le faut. Nous avons le devoir de veiller à ce que les propositions et les recommandations aient de bonnes chances d’être appliquées avec succès. J’ai le sentiment que le Conseil fédéral doit investir dans l’établissement de la confiance et développer une compréhension approfondie de la meilleure façon d’établir cette confiance dans nos processus et notre institution et de renforcer le respect et la tolérance du rôle déterminant d’un scepticisme sain. De la confiance émerge une voix consensuelle après un débat sain et vigoureux, moment où l’équipe se range derrière une décision pour en soutenir la mise en œuvre.

Rebecca Redmile-Blaevoet, candidate pour le poste de Représentante du Nouveau-Brunswick

Nous avons en commun les valeurs dites « vertes » : la justice sociale; la durabilité; la sagesse écologique; la démocratie participative; la diversité et la nonviolence. Toutefois, cela ne veut pas nécessairement dire qu’il y a toujours une entente commune entre nous ni qu’il est facile de parler d’une seule voix pour un groupe qui guide une organisation. Si les six « principes verts » éclairent les décisions du Conseil fédéral, nous sommes plus susceptibles d’y arriver. Ces principes doivent motiver chaque membre dans le cadre du travail des comités et des délibérations du Conseil, et nos communications avec les membres du Parti et le grand public doivent les refléter. Quant à la façon dont mon expérience peut m’aider à appliquer le principe selon lequel le Conseil doit parler d’une seule voix, disons que je suis souvent celle qui soulève les questions difficiles. Dans une réunion, je préfère cerner les problèmes afin que, lorsqu’une décision se prend, elle soit fondée sur une position ferme qui satisfait tout le monde. D’après moi, dans un conseil, les éléments les plus utiles sont une certaine dose de réalisme au sujet de la nature humaine, une volonté d’accomplir le travail à faire et la capacité de laisser ses intérêts personnels à la porte.

Nicholas Hendren, candidat pour le poste de Représentant de la Nouvelle-Écosse

En tant que membre du Conseil fédéral j’ai de nombreuses compétences à offrir, mais j’en mettrai trois en lumière : l’écoute active, la capacité de négocier et celle de s’adapter. 

La première compétence indiquée (l’écoute active), je l’utilise quotidiennement. Comme j’ai occupé des postes qui m’amenaient à traiter avec la clientèle, je connais l’importance de l’écoute active. Cette dernière me permet d’employer l’information fournie par mes collègues afin de contribuer à trouver la meilleure solution, quand quelque chose est présenté comme créant un état d’esprit et un point de vue favorisant l’expression d’« une seule voix ».  

La deuxième mention, soit celle de la capacité de négocier, correspond à une compétence que j’ai acquise au cours de plusieurs années, dans différents contextes. Grâce à elle, je peux faire profiter le Conseil fédéral de ma capacité de négocier relativement à des questions au sujet desquelles j’ai des sentiments (positifs ou négatifs) marqués. Je peux aussi contribuer à créer un consensus au sein du groupe tout en assurant encore et toujours le respect du principe « d’une seule voix », cher au Conseil fédéral.

La dernière compétence mentionnée, à savoir la capacité d’adaptation, j’ai dû la mettre en pratique bien des fois. Deux sorties de placard et le fait de déménager d’une zone rurale au milieu urbain m’ont enseigné qu’il est important de s’adapter, et rapidement. En m’adaptant, je peux m’ajuster en fonction d’horaires et de besoins changeants, et parfois de certaines personnes, au besoin. L’adaptation et le changement sont inévitables, et la création d’« une seule voix » au Conseil fédéral est facile à réaliser. 

J’offre tout cela et plus encore, et je peux aider le Conseil fédéral à parler d’« une seule voix », à long terme.

Matthew Piggott, candidat pour le poste de Représentant de la Nouvelle-Écosse

Cette question touche au professionnalisme des personnes qui forment le Conseil fédéral. Évidemment, il y a des moments et des endroits où l’on peut discuter franchement, s’exprimer librement et honnêtement, être en désaccord et présenter un avis divergent - dans un comité, durant une réunion à huis clos, dans le cadre d’une discussion en tête à tête et dans d’autres circonstances, si c’est indiqué -, mais il faut trouver une façon d’aller de l’avant en tant que groupe uni. Pour qu’un parti politique national fonctionne correctement, il est essentiel que, une fois qu’on a débattu à l’interne, le discours public du Conseil fédéral et du Parti donne l’image d’organes unis qui parlent d’une seule voix. Quand ce n’est pas le cas, le prix à payer est trop élevé. 

Dans le cadre de mon travail antérieur, ailleurs qu’au Parti, j’ai travaillé une décennie pour un CA et tout appris des responsabilités des administrateurs en ce qui concerne les discussions internes et la nécessité de montrer un front uni en public. Au sein du Parti vert, je possède plus d’une décennie d’expérience pour ce qui est de collaborer avec les associations de circonscription électorale (ACE). J’ai pris part à bien des discussions internes franches, mais j’ai toujours compris qu’il fallait parler publiquement d’une seule voix.   

Je l’ai déjà dit : il est temps que le Conseil fédéral revienne à l’essentiel, ce qui comprend des discussions internes animées et la nécessité de parler d’une seule voix quand le Parti communique avec ses membres ou le public.

Thomas Trappenberg, candidat pour le poste de Représentant de la Nouvelle-Écosse

C’est une très bonne question, compte tenu des récents événements survenus au Parti vert, à l’échelon tant fédéral que provincial. Ceux-ci nous ont montré que nous devons, pour assurer notre succès électoral, relever le défi consistant à allier notre passion et nos valeurs de base à des compromis avisés. 

Le principe du consensus, qui est plus que l’obtention d’une majorité simple, a toujours été au coeur de notre modèle de gouvernance. Nous l’avions déjà mis en pratique quand Elizabeth été élue à la tête du Parti et que j’ai intégré le Conseil fédéral, en 2006. Toutefois, la complexité croissante des défis à relever rend la tâche de plus en plus difficile, sur certains plans. Par exemple, je comprends bien la ferme conviction, l’idée d’extrême gauche selon laquelle il faut démanteler le capitalisme pour faire des progrès. À la base, l’absence de mesures réelles en matière climatique est éloquente, car le fait de seulement parler de cibles sans adopter de mesures concrètes peut s’avérer plus dangereux que de simplement nier les changements climatiques. Par ailleurs, je pense que la victoire électorale est vraiment possible maintenant, à l’heure où se produit un renouveau économique vert, comme on l’a vu dans plusieurs pays européens comme l’Allemagne et le Danemark. 

Il est essentiel de parler d’une seule voix. Pour ce faire, il faut pouvoir faire des compromis et voir le tableau d’ensemble; il faut de la perspicacité, chose que j’espère avoir acquise dans le cadre de mes cinq ans (et des défis afférents) comme chef du parti provincial. J’ose espérer en avoir retiré de la sagesse et de la détermination, et je souhaite pouvoir retrouver grâce à vous la scène fédérale, où sont mes racines.