Pétitions (l'industrie vinicole et l'environnement)

Elizabeth May : Monsieur le Président, mon intervention porte sur deux pétitions.

J'aimerais souligner et saluer le travail du député d'Okanagan—Coquihalla, qui parraine un projet de loi d'initiative parlementaire qui vise le même objectif que ma première pétition. Il est question d'une loi qu'on aurait dû voir disparaître depuis un certain temps. Je parle de la Loi sur l'importation des boissons enivrantes, une loi fédérale datant de 1928 qui, encore aujourd'hui, interdit aux producteurs de vin d'une province canadienne de vendre leurs vins à un résidant d'une autre province canadienne.

Il est grand temps que nous permettions aux Canadiens d'acheter du vin dans une région du pays et de l'emporter dans une autre région. Ces personnes très engagées, dont certaines proviennent de ma circonscription, exigent que l'expédition interprovinciale de vins soit légalisée et permise.

Monsieur le Président, la seconde pétition a été signée par de nombreux électeurs de ma circonscription, surtout des habitants de Gulf Islands, et par de nombreux électeurs d'ailleurs. Elle porte sur le projet de superpétroliers d'Enbridge qui consiste à construire un oléoduc double de l'Alberta à Kitimat qui entraînerait le transport de bitume brut dans des eaux où ne circulent pas de pétroliers depuis 1972. Pour la plupart des habitants de la région côtière de la Colombie-Britannique, il serait scandaleux que ce projet se concrétise.

Les pétitionnaires demandent au gouvernement de cesser de faire la promotion de ce projet, de se retirer du dossier, d'attendre la fin des audiences, de cesser de faire valoir que les audiences sur l'examen environnemental prennent trop de temps, de respecter les droits des Premières nations et de cesser de faire la promotion du projet néfaste d'Enbridge concernant l'oléoduc et les pétroliers.