Les anciens combattants

Elizabeth May: Monsieur le Président, je sais que mon collègue du Bloc a invoqué le Règlement pour des motifs semblables aux miens, mais dans les circonstances, on semble vouloir refuser aux députés membres de partis politiques reconnus à la grandeur du pays, comme le Bloc québécois et le Parti vert, le droit de prendre la parole comme les autre chefs à la suite de la déclaration d'un ministre.

Nous savons aussi que la Chambre est maître de son propre fonctionnement. S'il y a consentement unanime, tout est possible. Sûrement que, dans les circonstances, en ce jour où nous commémorons le sacrifice de nos concitoyens pour la démocratie, les centaines de milliers d'électeurs qui ont voté pour nos deux partis ne seront pas réduits au silence et qu'ils ne pourront pas, eux aussi, rendre hommage à nos anciens combattants.

Le Président: Les demandes de consentement unanime ne peuvent faire l'objet d'un débat; techniquement, elles ne peuvent pas non plus faire l'objet d'un vote. Il y a consentement ou il n'y en a pas. Selon la présidence, en l'espèce, le consentement demandé a clairement été refusé. C'est tout simple.

J'invite maintenant les députés à se lever et à observer deux minutes de silence en l'honneur de nos anciens combattants.