L’abolition du poste de conseiller national des sciences traduit le mépris de Harper pour la science

OTTAWA – L’abolition du poste de Conseiller national des sciences auprès du Gouvernement du Canada par le premier ministre Stephen Harper traduit son mépris pour la science, a déclaré aujourd’hui le Parti Vert. Le poste, créé en 2002, cessera d’exister en mars prochain lors du départ à la retraite du conseiller actuel, M. Arthur Carty.

« Le gouvernement Mulroney avait éliminé le Conseil des sciences du Canada, et voilà que le gouvernement Harper se défait de l’unique conseiller scientifique du gouvernement », a déploré la chef du Parti Vert Elizabeth May. « Gouverner un pays sans aucune base scientifique équivaut à laisser au hasard l’avenir du Canada. »

Lorsque M. Harper est arrivé au pouvoir, il a transféré le Conseiller national des sciences du Bureau du Conseil privé, où il se rapportait directement au premier ministre, au ministère de l’Industrie, où il relève à présent du ministre de l’Industrie.

Le Conseiller national des sciences est le plus récent poste de haut fonctionnaire à être aboli par M. Harper, qui a également supprimé les postes d’ambassadeur à l’environnement, d’ambassadeur aux Affaires circumpolaires et de commissaire à la Commission du droit du Canada. De surcroît, M. Harper a congédié la présidente de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, le commissaire à l’éthique ainsi que le président de la Commission canadienne du blé.

« Le Parti Vert estime que la tendance troublante de M. Harper à congédier des fonctionnaires sans raison et à abolir des postes stratégiques est motivée par des aspirations politiques et tout à fait inacceptable », a déclaré Mme May. « Comme le disait la vérificatrice générale un peu plus tôt ce mois-ci, des renvois aussi soudains donnent froid dans le dos à toute la fonction publique. Comment pouvons-nous espérer que les mandataires du Parlement et les hauts fonctionnaires indépendants puissent remplir leur mandat lorsqu’ils savent que M. Harper n’hésitera pas à les renvoyer en cas de désaccord? »