Les Verts veulent empêcher la transformation des lacs en dépotoirs

Le Parti Vert demande au premier ministre Stephen Harper et au ministre des Pêches et des Océans Loyola Hearn de renverser une décision dangereuse qui vise à reclasser certains lacs du Canada comme dépotoirs de déchets toxiques. ST. JOHN’S – Le Parti Vert demande au premier ministre Stephen Harper et au ministre des Pêches et des Océans Loyola Hearn de renverser une décision dangereuse qui vise à reclasser certains lacs du Canada comme dépotoirs de déchets toxiques. En vertu des nouveaux règlements, les sociétés minières auraient le droit de jeter des résidus miniers toxiques dans les lacs visés par ces règlements. « La décision du gouvernement visant à transformer les lacs du Canada en dépotoirs de produits toxiques pour les sociétés minières équivaut en fait à une subvention considérable pour l’industrie minière, et les conséquences sur l’environnement seront d’une ampleur dévastatrice », a déploré la chef du Parti Vert Elizabeth May. « Cette décision a été prise sans consultations publiques. Le premier ministre Harper et le ministre Hearn devraient œuvrer pour empêcher la contamination des eaux canadiennes, pas pour y favoriser le dépôt à chaque année de milliers de tonnes de résidus miniers toxiques. » Mme May a par ailleurs souligné que le dépôt de résidus miniers toxiques dans les lacs aurait des conséquences dévastatrices sur la faune et la flore qui dépendent de ces plans d’eau pour leur survie. « Grâce à cette mesure, le gouvernement Harper condamne non seulement les lacs, mais tous les poissons et tous les animaux qui dépendent de ces lacs pour leur alimentation et leur habitat. » Le porte-parole du Parti Vert en matière d’environnement et candidat à l’élection partielle de Guelph, Mike Nagy, a pour sa part déclaré que les plans d’eau du Canada étaient déjà suffisamment menacés par la contamination et la surexploitation, notamment ceux utilisés par les sociétés minières qui exploitent les sables bitumineux en Alberta. « Le Canada peut difficilement se permettre d’épuiser encore davantage ses réserves d’eau douce », a déclaré M. Nagy. « À mesure que les répercussions des changements climatiques se feront de plus en plus sentir, les réserves d’eau douce mondiales et les réserves d’eau douce canadiennes encaisseront les contrecoups. Le premier ministre a prouvé qu’il n’était pas du tout intéressé à protéger les eaux du Canada contre les changements climatiques, contre les exportations en vrac vers les États Unis, contre la contamination, ou contre d’autres menaces. Le Parti Vert exige que le premier ministre Harper renverse sa décision de reclasser les lacs, et nous réitérons notre appel pour la mise en œuvre d’une stratégie nationale pour l’eau douce. « Le reclassement des lacs aura aussi des impacts négatifs pour les Autochtones puisque de nombreuses collectivités autochtones sont situées près des lacs visés par le nouveau règlement », a ajouté M. Nagy. « Il faut mettre un frein à toute cette folie. »