Le Parti Vert demande à nouveau d’interdire l’extraction d’uranium

OTTAWA – La chef du Parti Vert Elizabeth May soulignait aujourd’hui le besoin urgent d’imposer un moratoire immédiat sur l’extraction d’uranium au Canada. Elle joignait sa voix à celles de la Community Coalition Against Mining Uranium (CCAMU) pour mettre en garde le gouvernement provincial de l’Ontario contre les graves menaces pour l’environnement et la santé que représenterait une éventuelle mine d’uranium dans l’est de l’Ontario. Frontenac Ventures est actuellement en phase exploratoire pour trouver de l’uranium en territoire algonquin, dans Frontenac-Nord. « Le Canada doit mettre fin à l’extraction et au raffinage de l’uranium », déclarait Mme May. « Le processus d’extraction de l’uranium est extrêmement dangereux pour l’environnement et pour la santé des mineurs et du grand public. « Le gouvernement reconnaît déjà les cancers du système respiratoire comme maladies professionnelles chez les mineurs. Les particules radioactives transportées dans la direction du vent et en aval des cours d’eau risquent d’empoisonner des milliers de résidents de l’est de l’Ontario par l’entremise de l’air qu’ils respirent et de l’eau qu’ils boivent. » D’autant plus que, selon Mme May, l’extraction de l’uranium est une activité qui exige énormément d’énergie et émet une quantité massive de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Faisant remarquer que l’industrie de l’énergie nucléaire n’existerait pas sans l’injection massive de fonds gouvernementaux, Mme May s’en est prise au programme nucléaire « pas très secret » du premier ministre Stephen Harper. « Les plans de M. Harper pour étendre la capacité nucléaire mondiale représentent une nouvelle menace pour le Canada et pour la sécurité de la planète », ajoutait Mme May. « L’extraction de l’uranium et l’énergie nucléaire sont les plus gros obstacles à l’atteinte de l’objectif de désarmement nucléaire », ajoutait-elle encore. « L’uranium extrait devient inévitablement du plutonium, des déchets radioactifs ou, pire encore, des armes nucléaires. L’ambassadeur canadien pour le désarmement Douglas Roche déclarait : "Aucun effort ne doit être épargné pour réduire la dépendance croissante à l’égard de l’énergie nucléaire. Les réacteurs qui produisent l’énergie nucléaire à des fins pacifiques peuvent aussi concéder aux bombes une puissance de destruction de plusieurs milliers de tonnes d’explosif détonant." Le Parti Vert rejette l’énergie nucléaire – mauvaise pour l’environnement, mauvaise pour l’économie et inextricablement liée à la prolifération des armes nucléaires. »