Le gouvernement Harper sabre les budgets de l’environnement

OTTAWA – Le gouvernement Harper a déjà clairement énoncé ses priorités en sabrant à nouveau les budgets de l’environnement. En effet, le gouvernement Harper vient d’éliminer les budgets de la lutte contre les changements climatiques et contre la pollution atmosphérique, de la protection des espèces sauvages et de la décontamination des sites de déchets toxiques, afin de financer des réductions de l’impôt sur les sociétés, des subventions destinées aux sables bitumineux, des avions de combat et de nouvelles prisons. « De toute évidence, les priorités du gouvernement Harper sont différentes de celles des Canadiennes et des Canadiens, qui placent l’environnement systématiquement en tête de liste », a dit la chef des verts Elizabeth May.

Le budget d’Environnement Canada vient de subir une ponction globale de 20 % et a vu ses programmes de lutte contre les changements climatiques et contre la pollution atmosphérique amputés de 59 %. Le plan d’action de décontamination des sites fédéraux a été réduit de 19,5 millions de dollars, tandis que les programmes de protection des espèces sauvages ont été amputés de 3 millions de dollars. Le budget de Ressources naturelles Canada a été réduit de 21 %, ce qui comprend des compressions dans les programmes d’efficacité énergétique. Dans l’ensemble, le gouvernement réduira ses dépenses pour des programmes de protection de l’environnement d'environ 14 %.

« Le Canada est aux prises avec un triple déficit – économique, environnemental et démocratique – et nous ne faisons rien pour corriger ces déficits », a déploré May. « À moins que les initiatives de réduction des émissions annoncées récemment et que les programmes qui verront leur financement renouvelé dans ce budget pèsent plus lourd que ces dernières compressions, le déficit environnemental du Canada sera encore plus important. Comme nation, nous n’avons pas les moyens de continuer à creuser ce déficit, pas plus que nous avons les moyens de continuer à financer le déficit économique dans lequel ce gouvernement nous a englués. »

« Il nous faut de toute urgence un engagement public plus ambitieux sur la question de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et ce, même si nous voulons atteindre les cibles anémiques fixées par le gouvernement Harper, qui continueront de nous éloigner de Kyoto dans dix ans », a dit la porte-parole des verts en matière de changements climatiques, Adrianna Mugnatto Hamu. « Pour que l’industrie accepte d’investir dans l’énergie propre et les améliorations énergétiques, elle doit pouvoir compter sur l’appui du gouvernement à longue échéance. Laisser les budgets s’épuiser et menacer de ne pas les renouveler constituent des obstacles au progrès. »

« Ce gouvernement n’a pas encore compris que des engagements à long terme sont requis pour réaliser des progrès sur les enjeux environnementaux, ou cela ne l’intéresse pas. Quoi qu’il en soit, il est difficile de prévoir des améliorations énergétiques et des parcs éoliens quand chaque année les budgets s’épuisent et que vous devez attendre le prochain budget pour savoir si l’argent sera disponible », a ajouté Mugnatto Hamu.

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Renseignements :
Debra Eindiguer
Attachée de presse
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