Une première canadienne : l'accréditation des professionnels de la paix
OTTAWA – Quatre années de travaux innovateurs ont récemment débouché sur la première accréditation de professionnels de la paix par le Service civil de la paix du Canada (SCPC) basé à Ottawa. Le Parti vert du Canada félicite le SCPC, la première organisation à élaborer et à appliquer une méthodologie normalisée pour l’accréditation des professionnels de la paix.
« Il est particulièrement gratifiant de voir que l’un des deux diplômés ayant reçu la nouvelle accréditation, Ben Hoffman, est un ancien membre de notre cabinet. Nous lui souhaitons beaucoup de succès dans les travaux essentiels que lui et son collègue, Yves Morneau, ont entrepris pour favoriser la paix internationale », a dit Elizabeth May, la chef des verts canadiens.
« Nous sommes déterminés à mettre en place et à appliquer les critères les plus stricts pour évaluer la capacité des civils à travailler efficacement en zone de conflit. Comme pour les médecins, les avocats, les ingénieurs et les soldats, le SCPC croit que les compétences et le professionnalisme des travailleurs de la paix doivent faire l’objet d’une évaluation et d’une accréditation », a fait valoir Gord Breedyk, coprésident du SCPC. Il a d’ailleurs ajouté que bien que des milliers d’organisations faisaient un travail remarquable en lien avec la formation et la recherche pour trouver des solutions de rechange viables aux réactions militaires au conflit, rares étaient celles qui évaluaient l’état de préparation à intervenir.
« Global Action est ravi de l'arrivée de ce nouveau programme, en partie parce que nous croyons que le développement d’un tel cadre est un complément indispensable aux efforts de l’ONU pour mettre en œuvre la "responsabilité de protéger", y compris notre projet de service d'urgence pour la paix des Nations Unies », a ajouté Robert Zuber, directeur du développement organisationnel à Global Action to Prevent War. Il souligne par ailleurs que le succès du principe de la responsabilité de protéger repose sur le recours à des outils et à des capacités que seuls des professionnels compétents, fermement engagés à promouvoir la non-violence, sauront utiliser de la manière la plus efficace possible. « Nous pensons que les évaluations du SCPC pourront aider à relever la barre des compétences et des valeurs pour de nombreuses opérations sur le terrain soutenues par l’État ou par l’ONU qui comportent un volet paix et sécurité », a ajouté M. Zuber. L’organisation Global Action to Prevent War est active dans 53 pays au sein d’initiatives gouvernementales ou militantes destinées à mettre fin à la guerre, au génocide et à d’autres formes de conflits meurtriers. Elle collabore avec des représentants du Bureau du conseiller spécial pour la prévention du génocide de l’ONU, la Fédération mondiale des associations pour les Nations Unies et la Coalition internationale pour la Responsabilité de Protéger (CIRdeP).
Ellen Michelson, porte-parole du Parti vert en matière de Paix et de Sécurité, soutient cette initiative : « Avec le déclin de la réputation internationale du Canada sous le leadership actuel, il est extraordinaire de voir que des Canadiennes et des Canadiens prennent le genre d’actions qui correspondent davantage aux valeurs canadiennes. »
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Debra Eindiguer
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