Les Algonquins de Barriere Lake veulent maintenir leur système de gouvernance

OTTAWA – Le Parti vert du Canada appuie pleinement les efforts des Algonquins de Barriere Lake visant à maintenir leur système de gouvernance traditionnel et condamne les tentatives du gouvernement fédéral de s'ingérer dans les affaires de la collectivité. Le 8 avril 2010, le ministre des Affaires indiennes Chuck Strahl signait un ordre invoquant l’article 74 de la Loi sur les Indiens dans le but d’imposer l’application du Règlement sur les élections au sein des bandes d’Indiens, qui n’avait pas été imposé de force depuis 1924.

Les Algonquins de Barriere Lake, une communauté située à 300 kilomètres au nord d’Ottawa, au Québec, se sont battus pendant des années avec les gouvernements du Canada et du Québec pour faire respecter des traités signés à l’égard de leurs terres et de leurs forêts. Ces traités remontent à l’accord trilatéral de 1991.

Barriere Lake utilise encore aujourd’hui un système de gouvernance traditionnel reconnu, que les Algonquins estiment faire partie intégrante de leur relation holistique avec la terre, y compris l’écosystème forestier, qui est au cœur de toute leurs préoccupations. Leur processus de démocratie participative, fondé sur le consensus, permet de choisir les dirigeants du conseil de bande en partie pour leurs capacités à protéger et à gérer les terres.

« Le gouvernement fédéral a constamment tenté de violer ces accords et de s’ingérer dans les affaires internes de cette Première nation uniquement dans le but d’accéder aux ressources naturelles dont regorgent leurs terres ancestrales. De toute évidence, le gouvernement espère affaiblir cette collectivité à un point tel que les sociétés forestières pourront prendre la relève. C’est scandaleux! », s’est indignée la chef des verts, Elizabeth May.

L’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 garantit le droit des Algonquins de Barriere Lake de maintenir leur système de gouvernance traditionnel, sans compter qu’une décision récente de la Cour fédérale réaffirme le droit des Algonquins de Barriere Lake de « choisir leurs dirigeants conformément à leurs coutumes ou à leurs pratiques traditionnelles, sans égard aux conditions ou exigences que le ministre pourrait juger applicables. [traduction] »

« Comme collectivité, les Algonquins de Barriere Lake ont fait preuve d'une détermination inébranlable dans leurs efforts pour devenir une première nation saine et autonome, et ce succès repose en grande partie sur le maintien de leur système de gouvernance traditionnel et la protection de l’écosystème forestier de leurs terres ancestrales. Au lieu de recevoir des accolades de notre gouvernement, ils doivent se battre contre des tentatives répétées pour détruire tout ce qu’ils ont accompli », a dénoncé la porte-parole des verts pour les questions autochtones, Lorraine Rekmans. « Les Canadiennes et les Canadiens méritent de savoir ce qui se passe ici; ils doivent communiquer avec leurs représentants élus pour leur dire que cette situation est inacceptable.  

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