Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon demande au Canada d’agir dans le domaine des changements climatiques

OTTAWA -- Les verts sont d’accord avec le secrétaire-général de l’ONU Ban Ki-moon sur l’inclusion du problème des changements climatiques au programme du Sommet du G20. Le mois prochain, à Toronto, le Canada accueillera le Sommet du G20, mais le premier ministre Harper tente à tout prix de laisser la question des changements climatiques à l'écart du Sommet.

La semaine dernière, le président de l’Union européenne, José Manuel Barroso, a également incité le Canada à prendre des mesures contre les changements climatiques. Il a déclaré : « En Europe, nous croyons, conformément aux résultats des recherches scientifiques, qu’il existe un risque réel pour la survie de notre civilisation. Et pour celle de notre planète ainsi que pour le maintien de la qualité de vie de nos enfants… Je pense que nous devons agir. »

 « Le gouvernement ne peut pas prétendre que le Canada agit de bonne foi dans le dossier des changements climatiques. Maintenant, des chefs d’État nous disent que nous devons nous conformer », a déclaré la chef des verts, Elizabeth May. « Notre réputation à l'étranger est en loques en raison du refus de ce gouvernement de prendre des mesures concrètes. Le Sommet du G20 est une occasion tout indiquée pour faire des progrès dans les négociations sur le climat, et le Canada fait encore figure d’obstacle. »

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a également incité le Canada à travailler plus fort pour atteindre les cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixées à Kyoto.

« Monsieur Harper espère que personne ne s’apercevra qu’il tente d’ignorer la menace réelle des changements climatiques. Et bien, d’autres nations l’ont remarqué et elles commencent à réagir », a expliqué le leader adjoint du Parti vert du Canada, Jacques Rivard. « Ces pays envisagent déjà d’imposer des sanctions commerciales aux pays qui ne seront pas à la hauteur de leur engagement à atteindre les cibles de réduction des émissions. Cette inertie aura plusieurs effets négatifs sur les Canadiennes et les Canadiens. »

Le gouvernement canadien a également annulé des rencontres préalables des ministres de l'Environnement au Sommet du G8.

« Le monde entier pense que les Canadiennes et les Canadiens ne se soucient pas de la protection du climat planétaire, mais ce n’est pas vrai. Ils s’en préoccupent, mais le gouvernement n’agit pas selon leur volonté », a indiqué May.

Selon un sondage Harris/Decima réalisé pour les Munk Debates en novembre dernier, près des deux tiers des Canadiennes et des Canadiens sont d’accord sur le fait que : « les changements climatiques constituent la crise la plus importante de l'ère moderne et nécessitent une riposte en conséquence. »

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