La vente d’EACL bonne pour le Canada
OTTAWA -- Le Parti vert du Canada a exprimé son appui en faveur de la vente de la division réacteur d’Énergie atomique du Canada limitée (EACL), la société d’État chargée de la gestion du programme nucléaire canadien, du moment que cela met un terme à cinquante ans de subventions fédérales à l’industrie nucléaire et sert les intérêts des Canadiennes et des Canadiens.
Le Parti vert du Canada a demandé à la vérificatrice générale d’examiner les détails d’une vente éventuelle afin de s’assurer que les conditions de vente sont bel et bien dans l’intérêt supérieur des Canadiennes et des Canadiens. Les verts ont également réclamé l’abandon rapide de l’énergie nucléaire ainsi qu’un moratoire sur l’extraction et le raffinage de l’uranium au Canada.
La ministre des Ressources Naturelles Lisa Raitt vient de lancer un appel d’offres pour les actifs de la division réacteur d’EACL. Cependant, la centrale désuète de Chalk River ne fait pas partie du lot. EACL gère actuellement des projets de recherche et développement qui appuient les opérations des centrales CANDU et pour lesquels elle a établi des partenariats avec le secteur privé au Canada comme à l’étranger. EACL est également chargée des opérations de Chalk River.
« La vente d’EACL par le gouvernement Harper pourrait avoir des retombées positives pour l’environnement et pour les contribuables. Les Canadiennes et les Canadiens ont déjà englouti des centaines de millions de dollars dans le gouffre d’EACL; il est grand temps que nous cessions de subventionner cette industrie chancelante », a dénoncé la chef des verts Elizabeth May. « Il faut également veiller à ce que les futurs acquéreurs ne soient pas subventionnés par les contribuables. »
« L’état dans lequel se trouve l’industrie nucléaire canadienne est source de graves préoccupations, et ce n’est pas en engloutissant encore plus d’argent que nous parviendrons à régler le problème », a ajouté la porte-parole des verts en matière d’énergie et de ressources naturelles Cathy McLellan. « Ce type de projet -- centralisé, extrêmement onéreux, source de déchets dangereux et à grande échelle -- n’est pas la voie de l’avenir. Nous devons investir dès aujourd’hui dans sources d’énergie renouvelables et diversifiées, respectueuses des collectivités et économiquement saines. Les subventions octroyées par le gouvernement fédéral à l’industrie nucléaires devraient plutôt servir à soutenir et promouvoir unenouvelle économie verte. »
« La renaissance nucléaire est une question de relations publiques et de manipulation des médias », a encore dénoncé Mme May. « Sans subventions du gouvernement, EACL pourra peut-être enfin mourir d’une mort naturelle. »
À la fin de leur durée de vie utile, nos centrales nucléaires auront généré près de quatre millions de grappes de combustible irradié, qui contiennent des déchets nucléaires hautement radioactifs. À l’heure actuelle, il n’existe aucun plan acceptable pour traiter ces déchets.
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Debra Eindiguer
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