La réputation du Canada en péril
OTTAWA -- Le déclin fulgurant que connaît la réputation du Canada sur la scène internationale est directement lié aux politiques actuelles du gouvernement conservateur. Non seulement cette situation est-elle extrêmement déconcertante pour les Canadiennes et les Canadiens, mais elle entraîne des conséquences économiques et politiques négatives pour l’ensemble du Canada.
« L’érosion graduelle de la réputation internationale du Canada risque d’entraîner des conséquences négatives, voire dévastatrices, pour notre capacité diplomatique à défendre les intérêts du Canada et à développer de nouvelles occasions et de nouveaux partenariats d’affaires. Sans compter que cela risque d’affecter la bonne volonté dont font preuve les étrangers envers les Canadiennes et les Canadiens qui voyagent à l’étranger, de diminuer l’attrait du Canada pour les investisseurs intéressés par les projets verts, et d’être pénalisés par l'imposition de tarifs douaniers élevés », a mis en garde Eric Walton, porte-parole du Parti vert du Canada en matière d’affaires internationales.
La majorité des reproches dont écope le Canada font état du mépris du gouvernement actuel envers l’atténuation des changements climatiques et son échec à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Au lieu de respecter les cibles pour lesquelles le Canada s’était engagé aux termes du Protocole de Kyoto, soit des réductions de 6 % en dessous des niveaux de 1990, les émissions du Canada ont augmenté de 22 % par rapport aux niveaux de 1990. Le journaliste George Monbiot écrivait récemment dans le Guardian que le Canada se transformait peu à peu en un « État pétrolier corrompu ». D’autres encore reprochent au Canada ses réductions au niveau des budget d’organisations d’aide extérieure, son refus de reconnaître les allégations de torture à l’égard des prisonniers afghans, sa prise de position contre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et son refus entêté de signer la Convention des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées.
« Nos entreprises doivent se préoccuper de voir le Canada perdre ainsi son lustre sur la scène internationale, parce que cela ne peut faire autrement que de nuire à leurs perspectives sur les marchés mondiaux, en plus de nuire à la relance de l’économie canadienne », a fait valoir la chef des verts Elizabeth May.
Le Canada a déjà fermé la porte à des occasions d’investissement intéressantes dans les infrastructures environnementales et les sources d’énergie non polluantes avec son plan de relance de l’économie. La récession actuelle a entraîné la perte de plus d’un million d’emplois, et les syndicats réclament des mesures concrètes dans le dossier des changements climatiques afin de rebâtir l’économie de manière durable.
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Renseignements :
Debra Eindiguer
Attachée de presse
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