Journée nationale de commémoration des victimes de la tuerie de Polytechnique
OTTAWA -- Le 6 décembre marque la Journée nationale de commémoration des victimes de la tuerie de Polytechnique, à Montréal, lorsque 14 étudiantes, Geneviève Bergeron, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Barbara Daigneault, Anne-Marie Edward, Maud Haviernick, Maryse Laganière, Maryse Leclair, Anne-Marie Lemay, Sonia Pelletier, Michèle Richard, Annie St-Arneault, Annie Turcotte et Barbara Klucznik-Widajewicz de l’École polytechnique de Montréal ont été tuées et 13 autres blessées par Marc Lépine, un jeune homme qui blâmait les femmes pour de soi-disant abus dont il aurait été victime. L’anniversaire du drame doit nous inciter à nous pencher sur les conséquences de la violence sexiste sur notre société et sur les moyens de prévenir ce genre de tragédies dans le futur.
« Nous devons faire en sorte que ces femmes ne soient pas mortes en vain. Nous devons tout faire pour que cette horrible tragédie nous rappelle l’importance d’apporter des améliorations. Nous devons continuer à sensibiliser les gens au sujet de la violence perpétrée contre les femmes. Nous devons intervenir et soutenir des initiatives de prévention et de sensibilisation, y compris en mettant des logements à la disposition des victimes de violence conjugale et en assurant un meilleur contrôle des armes à feu », a dit la chef des verts Elizabeth May.
« Malheureusement, le gouvernement actuel semble faire marche arrière sur de nombreuses questions importantes pour les droits de la femme -- il a éliminé le Programme de contestation judiciaire, annulé le programme national de garderies, réduit la portée du mandat de Condition féminine Canada, et a entrepris de miner le registre des armes à feu », a dénoncé Adriane Carr, chef adjointe du Parti vert.
Le Parti vert du Canada prône l’élimination des obstacles et la création de possibilités d’avancement pour les femmes par le biais de programme axés sur l’élimination de la pauvreté, la mise en œuvre d’un programme national de garderies abordables, de programmes pour éliminer les obstacles financiers à l’éducation postsecondaire et de programmes de logements abordables ainsi que l’adoption d’un indice de progrès réel qui comprend des indicateurs sur le travail non rémunéré et le travail bénévole des femmes.
Le Parti vertdu Canada estime que le moment est venu de revoir une importante politique -- l’impôt négatif, ou Revenu de subsistance garanti (RSG), universel. L’utilisation du RSG pourrait éliminer la pauvreté et ainsi permettre aux services sociaux de se concentrer sur les problèmes de santé mentale et de dépendance aux drogues et à l’alcool.
« La pauvreté et la violence sont les deux côtés d’une même médaille, et il faut adresser les deux simultanément. Dans un pays riche comme le Canada, personne ne devrait être condamné à vivre dans la pauvreté et personne ne devrait être forcé de vivre dans la peur », a ajouté Mme May.
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Debra Eindiguer
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