Il faut instaurer une politique sur le transport transnational de voyageurs
WINNIPEG -- Le gouvernement doit intervenir pour protéger la mobilité des Canadiennes et des Canadiens des conséquences négatives découlant de décisions administratives, a déclaré le Parti vert du Canada en réaction aux menaces récentes de Greyhound, qui prévoit abandonner des parcours dans le nord de l’Ontario et au Manitoba si le gouvernement refuse de lui accorder une subvention de 15 millions de dollars.
« Malheureusement, la perte des parcours d’autobus ruraux illustre bien la mainmise des sociétés étrangères sur la mobilité des Canadiennes et des Canadiens », a déploré William Munsey, porte-parole du Parti vert en matière de transports. « Si seulement nous avions une politique cohérente en matière de transport transnational de voyageurs, nous serions à l’abri de ce genre de menace. »
La société Greyhound, basée au Texas, examine également ses opérations en Alberta, en Saskatchewan, en Colombie-Britannique, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest sous prétexte que les parcours desservant les petites villes canadiennes lui font perdre des profits.
« Les gouvernement libéraux et conservateurs successifs ont anéanti le transport ferroviaire voyageurs au pays au cours des trente dernières années et déréglementé l’industrie des transports. Ce n’était qu’une question de temps avant que nos collectivités rurales soient menacées d’isolement. Ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre d’avoir un véhicule et aujourd’hui, ces gens risquent de se retrouver à pied », a dénoncé M. Munsey.
« Un service de transport en commun fiable et sécuritaire constitue un service essentiel dans notre pays », a renchérit la chef du Parti vert Elizabeth May. « On parle ici de qualité de vie, de création d’emploi et de réduction des gaz à effet de serre, et il est grand temps que le gouvernement intervienne. »
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Renseignements :
Debra Eindiguer
Adjointe administrative de la chef
Parti vert du Canada
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